Quatre vidéos tournées à la ferme expérimentale porcine des Trinottières pour comprendre l’intérêt de la domestication des cochettes.
Dans le cadre du projet Sécuritruie, quatre vidéos disponibles sur Youtube ont été créées par la chambre d’agriculture des Pays de la Loire pour mieux comprendre l’intérêt de la domestication des cochettes et décrire les étapes clés.
Avec le projet Sécuritruie, la chambre d’agriculture des Pays de la Loire a étudié l’impact de la domestication des cochettes sur leur comportement lors des interactions avec l’éleveur au cours de leur carrière de truie reproductrice.
Le temps investi permet par la suite des interventions plus rapides et plus faciles tout au long de la carrière de la truie reproductrice. Quatre vidéos issues des travaux des ingénieurs et techniciens de la Chambre à la ferme expérimentale des Trinottières permettent d’illustrer les étapes clés et l’intérêt de cette pratique.
Si les cochettes sont nerveuses ou craintives, elles fuient le contact de l’éleveur et ne se laissent pas approcher. Cela entraîne des interventions individuelles plus difficiles à réaliser sans contention ainsi que des déplaments plus laborieux qui génèrent du temps perdu et des risques de blessures pour l’éleveur et l’animal.
A la ferme expérimentale des Trinottières, pour apprivoiser les femelles dès leur arrivée en quarantaine, nous distribuons un appât qui peut être soit une boisson sucrée (sirop) soit un aliment très appétant (type aliment 1er âge). La domestication se déroule en deux temps en dehors des périodes de repas. La phase de « découverte » commence une semaine après l’arrivée des cochettes et se poursuit jusqu’à ce que toutes les femelles soient venues goûter l’appât. La phase de « renforcement » est répétée toutes les 3 semaines durant le séjour des femelles en quarantaine, si possible avec des opérateurs différents.
Certaines interventions comme les échographies ou encore les mesures d’épaisseur de lard dorsal (ELD) sont difficiles à réaliser sur des cochettes bloquées. Du fait de leur petit gabarit, les cochettes disposent d’une liberté de mouvement à l’intérieur des stalles de verraterie. Dans ces conditions, il existe des risques supplémentaires de blessure pour l’éleveur (par exemple si son bras ou sa jambe se retrouve coincé entre l’animal et le barreaudage).
Si les cochettes ne sont pas suffisamment domestiquées, il est plus difficile de les approcher. A l’inverse, si les cochettes sont bien domestiquées, elles recherchent le contact de l’humain et se laissent facilement approcher. Cela permet de réaliser des interventions individuelles sans contention au sein d’un petit groupe, par exemple dans la zone de tri du DAC.
Avec des truies en confiance, les déplacements individuels sont beaucoup plus fluides. A la ferme des Trinottières, la durée de déplacement à l’entrée en maternité est en moyenne de 1 minute par truie pour une distance à parcourir de 15 mètres. Si les truies sont craintives, les temps de déplacements individuels s’allongent pour atteindre 3 minutes par truie en moyenne. Si les truies sont bien domestiquées, elles se laissent facilement approcher et n’expriment pas de crainte au contact de l’humain. Il est alors beaucoup plus facile d’intervenir sur les porcelets en toute sécurité. Des truies plus confiantes auront également une meilleure longévité et de bonnes performances.
Florence Maupertuis, florence.maupertuis@pl.chambagri.fr
Partenaires
Le projet Securitruie est co-financé par le Conseil régional des Pays de la Loire et le Casdar (fonds PRDA). Il a reçu le soutien du RMT Travail. Il rassemble plusieurs partenaires : la chambre d’agriculture des Pays de la Loire, la ferme expérimentale porcine des Trinottières et trois organismes associés au comité de pilotage (la chambre d’agriculture de Bretagne, la MSA 49 et l’Inrae).