Aller au contenu principal

Pourquoi les abattages de porc ont-ils fortement baissé sur la zone Uniporc en 2023?

Les abattages sur la zone Uniporc ont baissé de près de 5 % sur 2023 en comparaison à 2022.

Abattoir de la Cooperl. carcasses de porcs. viande de porc. salarié au travail. filière porcine. secteur porcin.  abattage et transformation.
© Réussir SA

Entre 2022 et 2023, le nombre de porcs abattus dans 29 abattoirs répartis sur toute la France dont les opérations de pesée et de classement sont gérées par l’association interprofessionnelle Uniporc est passé de 19,31 millions en 2022 à 18,38 millions en 2023, soit un recul de 4,8 % en un an.

« La baisse a été très forte en début d’année », analyse Pascal Le Duot, le directeur d’Uniporc. « Elle a été moins importante les derniers mois, mais pas suffisamment pour laisser présager un prochain retournement de tendance. » Le poids chaud des carcasses des porcs charcutiers s’établit à 95,82 kg en 2023, en hausse de 500 g par rapport à 2022, mais identique à 2021. « En Espagne, les abatteurs ont compensé la baisse de production par une hausse record de 2,5 kg du poids des carcasses. Cela n’a pas été le cas en France », constate Pascal Le Duot. Une solution qui serait pourtant favorable à la fois aux abatteurs et aux producteurs, d’autant plus que la génétique permet désormais de produire des kilos supplémentaires sans dégrader fortement le coût alimentaire et la qualité des carcasses. Mais pour cela, il faudrait faire évoluer la grille de paiement des porcs charcutiers, en réduisant les pénalités sur les carcasses lourdes.

Quatre grilles de paiement des carcasses

Les porcs pesés et classés par Uniporc sont répartis dans quatre gammes. La gamme MPB/Uniporc est majoritairement composé de lots issus d’élevages dont les mâles sont castrés. Elle regroupe le plus de porcs charcutiers abattus. Mais elle a connu la plus forte baisse en effectifs, passant de 12 millions de porcs en 2022 à 10,1 millions de porcs en 2023 (-16,4 %). Dans cette gamme, le poids chaud des carcasses a progressé de 400 g (95,4 kg en 2023). Le taux de muscle des pièces (TMP) de ces porcs est stable (60,94), ainsi que la plus-value technique (12,59 c/kg). En corollaire, le nombre de porcs abattus dans la gamme Uniporc entiers (issus d’élevages hors Cooperl dont les mâles ne sont pas castrés) a doublé. De 1,19 million de porcs en 2022, elle concerne près de 2,5 millions de porcs en 2023, à un poids chaud de 95,36 kg, un TMP de 61,63 et une plus-value de 13,92 c/kg. La gamme CAA/entiers (Cooperl) a baissé en nombre de porcs abattus, mais moins que la moyenne globale Uniporc (-3,5 %, à 4,65 millions en 2022). En revanche, le poids chaud des carcasses augmente plus fortement (+810 g, à 96,21 kg). Malgré cet alourdissement, le TMP se maintient à 61,34, pour une plus-value technique de 14,35 c/kg. Les porcs abattus dans le Sud-Ouest sont également classés selon une gamme spécifique afin de répondre critères de qualité du cahier des charges de l’IGP jambon de Bayonne. Les volumes concernés ont baissé un peu plus que la moyenne de la zone Uniporc (-6 %, à 828 000 porcs en 2023). Le poids chaud des carcasses se maintient à un niveau élevé (96,63 kg). Malgré la castration des porcs mâles, le TMP est d’un excellent niveau (61,06), ainsi que la plus-value technique (13,24 c/kg).

2,38 millions de porcs abattus à Lamballe

Le classement des abattoirs de la zone Uniporc est quasiment inchangé d’une année sur l’autre.

Un seul abattoir à plus de deux millions de porcs abattusClassement des abattoirs de la zone Uniporc en 2023

Cooperl Lamballe maintient sa position de leader avec 2,38 millions de porcs abattus en 2022 (-5,3 %), suivi de Kermené (1,9 million, -1,5 %) et Bernard (1,46 million, -1,5 %). Stabilité également du palmarès des apporteurs,

Cooperl, Evel'up et Porc Armor Évolution fournissent 55 % des porcsLes 16 principaux apporteurs sur la zone Uniporc en 2023

avec en tête Cooperl Arc Atlantique (5,21 millions de porcs), suivie dans l’ordre d’Evel’up (3,09 millions) de Porc Armor Évolution (1,92 million), d’Eureden (1,4 million) et Porélia (0,85 million).

Les plus lus

<em class="placeholder">Julien Follanfant  a optimisé l’augmentation de la prolificité de ses truies Libra Star grâce à un taux de perte qui s’est maintenu à un niveau exceptionnellement ...</em>
SCEA Lecornué : "Sur 100 porcelets qui naissent dans ma maternité, 90 vont à l’abattoir"

À la SCEA Lecornué, le taux de perte sur nés vivants se maintient autour de 7 % depuis cinq ans. Dans le même temps, la…

<em class="placeholder">Elodie entourée de </em>
« J’ai transformé une partie de l’élevage lapin en atelier d’essai porcin »

Installée sur l’élevage familial cunicole, Élodie Guillotel vient de créer un atelier de post-sevrage et d’engraissement en…

<em class="placeholder">Elevage porcin / engraissement / porcs Label rouge / caillebotis</em>
La marge brute des élevages porcins bretons décroche fin 2025

Après les bons résultats des dernières années, la rentabilité des élevages bretons s’est renversée au second semestre 2025, d'…

<em class="placeholder">Installé à Plélo (Côtes-d’Armor), le démonstrateur Charlie sera le support à la finalisation du procédé de liquéfaction du biogaz. Y seront produits annuellement ...</em>
La liquéfaction du biogaz ouvre une nouvelle voie de valorisation pour les agriculteurs Méthanisation agricole : liquéfié, le biogaz devient carburant

Après la cogénération et l’injection, la liquéfaction ouvre une nouvelle voie de valorisation du méthane pour les agriculteurs…

<em class="placeholder">Élodie Durand, salariés de la SCEA de La Landette depuis deux ans, a pu compter sur son chef d&#039;élevage, Cédric Merlet, pour apprendre le métier et l&#039;intégrer dans ...</em>
« Mon métier de salariée en élevage porcin est devenu ma passion »

Non issue du milieu agricole, Élodie Durand s’épanouit dans son travail au naissage associatif de La Landette. Son chef d…

<em class="placeholder">Porcins / bâtiment d&#039;engraissement équipé d&#039;une ventilation centralisée par une 
gaine béton sous le couloir central</em>
Atouts et défis du modèle porcin français

Si l’élevage porcin français diverge des autres pays dans le monde par ses spécificités, le modèle français présente des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)