Le groupement Porélia défend la résilience de son modèle
Face à la baisse des cours du porc, Porélia réaffirme les fondamentaux de son modèle : maîtrise des coûts, investissements ciblés, autonomie alimentaire et défense des outils collectifs.
Face à la baisse des cours du porc, Porélia réaffirme les fondamentaux de son modèle : maîtrise des coûts, investissements ciblés, autonomie alimentaire et défense des outils collectifs.
À l’occasion de son assemblée générale, le groupement finistérien Porélia a invité trois jeunes installés à témoigner sur leur projet d’investissement. Projets qui ont permis de moderniser les bâtiments, améliorer la performance technico-économique et l’organisation du travail, renforcer le bien-être animal.
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« Ces trois exemples illustrent que l’investissement permet de transformer en profondeur les exploitations, quelle que soit la conjoncture, dès lors que le projet est parfaitement analysé, tant sur le plan économique que technique », appuient les dirigeants de Porélia soulignant les choix stratégiques défendus depuis trente ans par le groupement finistérien, en particulier la maîtrise du prix de revient, la recherche d’autonomie en places de post-sevrage et d’engraissement et la cohérence entre la taille des ateliers porcin et foncier. « 70 % des aliments consommés sont négociés collectivement et la valorisation des céréales à la ferme est le modèle ultra-dominant. Cela contribue à une meilleure maîtrise du coût alimentaire. Nos adhérents souffrent du contexte de prix des derniers mois mais sont plus résilients que d’autres », relèvent Morgane Rannou et Rachel Richard, respectivement présidente et directrice du groupement.
70 % du troupeau Porélia est suivi en GTE/GTTT. Depuis le dernier trimestre 2025, la chute des prix de vente a conduit à des marges inférieures à 67 €/100 kg. « Depuis janvier 2026, les charges de structures estimées à 64 €/100 kg [source Cerfrance 29] sont à peine couvertes en moyenne », indique le groupement.
Avec la FAF, le deuxième marqueur fort du groupement est la défense des outils collectifs, en particulier le Marché du porc français. En 2025, le groupement finistérien a commercialisé quelque 866 000 porcs (- 1,84 % par rapport à 2024) issus de ses 152 adhérents, dont près de la moitié via le MPF.