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Groupement de porcs Porcineo : garder de la production et de la compétitivité

La production de porcs charcutiers de Porcineo a baissé en 2024. Des actions sont engagées pour préserver la production et la compétitivité des élevages.

<em class="placeholder">Des changements importants de l’exercice ont été la fermeture de l’abattoir de Celles-sur-Belle et la création d’une maternité collective.</em>
Des changements importants de l’exercice ont été la fermeture de l’abattoir de Celles-sur-Belle et la création d’une maternité collective.
© V. Bargain

Porcineo, groupement porc de la Cavac, compte quatre-vingt huit adhérents, à 60 % en Pays de la Loire et 40 % en Nouvelle-Aquitaine, contre cent en 2023, baisse liée essentiellement à onze arrêts en bio. La spécialisation en engraissement se poursuit, pour des raisons surtout de main d’œuvre, avec l’entrée en fonctionnement début 2024 d’une maternité collective. 37 % des éleveurs sont désormais naisseurs-engraisseurs, 27 % engraisseurs, 10 % naisseurs et 12 % engraisseurs à façon.

148 000 porcs charcutiers ont été commercialisés en 2024, soit 6,6 % de moins qu’en 2023, avec essentiellement une baisse en bio, de 50 % sur 18 mois. Le prix moyen est resté stable, à 2,143 €/kg. « La production à Porcineo a baissé comme au niveau national, constate Chrystèle Amiaud, présidente de Porcineo. Les prix toutefois sont rémunérateurs depuis deux ans. Et la réassurance du consommateur est en marche avec le cahier des charges Le Porc Français, que 80 % des élevages Porcineo respectent déjà, et la démarche RSO Demain le Porc. » Après l’arrêt fin 2023 de l’abattoir Socopa de Celles-sur-Belle (79), principal débouché de Porcineo, les volumes ont été transférés à Socopa Evron (53), qui a représenté 59 % des abattages sur l’exercice. Des actions sont engagées pour s’adapter à l’éloignement des abattoirs, avec la création d’un centre de rassemblement et l’évolution du parc de camions.

Bonne dynamique en Label Rouge

87 % des porcs ont été vendus sous signe de qualité, dont 33 % en CCP Socopa, 25 % en Label Rouge Opale, 9 % en Label Rouge Porc Fermier de Vendée, 8 % en bio, 4 % en Jambon de Bayonne et 9 % à la Salaison du Mont Blanc. Et la dynamique est bonne, notamment en Label Rouge Opale, avec 37 400 porcs produits en 2023-2024, un prix moyen de 2,24 €/kg et un prévisionnel de 40 500 porcs en 2024-2025. 12 500 porcs ont été vendus en Porc Fermier de Vendée, avec un prévisionnel de 13 000 en 2024-2025. Et le bio, après être descendu à 12 400 porcs en 2023-2024, devrait se stabiliser à 13 000 porcs en 2024-2025. Les résultats techniques continuent par ailleurs de s’améliorer en naissage. Mais l’indice de consommation global stagne et un travail est prévu en 2025 pour corriger les formulations d’aliment. Autres axes de travail : développer la biosécurité, réduire les dépenses en énergie et favoriser les transmissions et créations d’élevage. Porcineo propose aux porteurs de projet un nouveau contrat à prix garanti basé sur le coût de production et une aide directe via la dotation élevage Cavac. « Nous devons agir pour garder de la production et de la compétitivité » conclut Chrystèle Amiaud.

Rédaction Réussir

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