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Les bons gestes pour optimiser la conservation des céréales

La chambre d’agriculture de Bretagne rappelle les principales actions à réaliser pour bien conserver les céréales stockées dans des cellules.

1) Nettoyer et traiter son installation

Les rongeurs et insectes se concentrent dans les endroits où s’accumulent brisures et poussières. Il faut donc penser à nettoyer la fosse, les silos, les cellules, les gaines, et les vis à chaque fois qu’on les vide. Le nettoyage peut être suivi d’une phase de désinfection, qui peut se faire par thermonébulisation. Cette technique permet de traiter à la fois les surfaces et les volumes. Elle ne mouille pas les surfaces et ralentit le redémarrage de la croissance des bactéries et des champignons. La désinfection d’un volume peut aussi être réalisée à l’aide d’un fumigène, qui permet la diffusion d’un agent actif en utilisant l’air comme support. Comme pour la thermonébulisation, cette technique est à utiliser dans un espace étanche. Les fumigènes ne laissent aucun résidu. La liste des substances actives autorisées sur les locaux est disponible auprès de l’ACTA. Elle évolue tous les ans.

2) Nettoyer et traiter les grains au stockage

Le nettoyage et le traitement du grain permettent d’éliminer certains éléments pouvant nuire à la conservation du grain dont notamment les fétus de paille, les grains cassés, la poussière, les moisissures et leurs mycotoxines et les insectes du grain. Le traitement du grain contre les insectes est exceptionnel, il a seulement lieu en cas de fortes infestations. Les produits agréés pour la lutte contre les ravageurs des denrées stockées et leurs précautions d’emploi sont régulièrement publiés par Arvalis-Institut du végétal.

3) Bien ventiler les cellules

En complément du nettoyage, bien ventiler le grain aide à sa conservation. Cette étape doit être réalisée avec soin. Il faut notamment bien respecter les différents paliers de ventilation pour abaisser la température du grain. Trois paliers sont nécessaires pour permettre une bonne conservation de son grain. Le premier va permettre de faire descendre la température aux alentours de 18-20 °C, limitant ainsi les risques de développement des moisissures. À cette température, la reproduction des insectes est toujours possible. Celle-ci est stoppée à des températures proches de 15 °C. Le deuxième palier va donc consister à abaisser la température à 12 °C. À cette température, les larves et les œufs sont toujours vivants et peuvent donner naissance à une nouvelle génération en cas de remontée de température (inévitable au printemps). Pour les éliminer, il faut encore abaisser la température du grain à 5 °C, c’est le troisième et dernier palier. La ventilation doit être mise en place dès la récolte. Un palier de ventilation étant de l’ordre de 65 heures, il s’effectue donc sur plusieurs nuits de suite, s’arrêtant la journée lorsque la température remonte. Avant d’enclencher un palier de ventilation, il est important de s’assurer que la température ne va pas remonter de façon importante au cours des nuits suivantes.

sarah.gallien@bretagne.chambagri.fr
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