Aller au contenu principal

La hausse des cours difficile à répercuter

Les acteurs de la filière viande déplorent la réticence de la grande distribution à augmenter les prix des produits porcins dans leurs rayons.

Les contrats passés avec la distribution ont été signés sur la base de prix historiquement bas.
© D. Poilvet

Dans un communiqué de presse du 19 avril, le comité régional porcin demande à la grande distribution d’accepter la répercussion à la hausse des prix des produits du porc, en frais, mais aussi et surtout transformés, pour accompagner l’évolution de la conjoncture internationale. "Le temps est compté", souligne Philippe Bizien, son président. "En cohérence avec l’esprit des États Généraux de l’Alimentation, la distribution doit agir très vite et avec ampleur." Une situation d’autant plus difficile à accepter pour les éleveurs français que le cours affiché à Plérin a encore pris du retard par rapport aux cotations allemandes et espagnoles. Dans un communiqué daté du 10 avril, la Fédération nationale porcine dénonçait cet état de fait, et exigeait que "les abatteurs français réévaluent leurs positions d’achat à la hausse".

Ces revendications légitimes faisaient suite à un communiqué publié par les entreprises de charcuterie de la Fict (1) qui soulignent que les contrats passés avec la distribution ont été signés sur la base de prix de découpes de porcs historiquement bas. "L’impact de cette hausse brutale sur les comptes des transformateurs représente un grand danger pour leur survie économique", souligne la fédération. En réponse à ces revendications, les enseignes de la fédération du commerce et de la distribution, ont déclaré le 16 avril vouloir "rapidement prendre contact, dans le respect du droit de la concurrence, avec leurs fournisseurs de produits porcins et de charcuterie, afin de prendre en compte la hausse des cours".

(1) Fédération française des industriels charcutiers traiteurs et transformateurs de viande.

Les plus lus

éleveur de porcs dans la Sarthe
« Mon atelier porcin d'engraissement est en synergie avec mes cultures »
Gérant et associé d’une maternité collective, Sébastien Renvoisé a en parallèle investi dans un atelier d’engraissement, raisonné…
François Denoual : «Avec la nouvelle maternité, je compte améliorer le nombre de sevrés par truie et gagner en confort de travail.»
« J'optimise mon temps de travail avec le nouveau naissage de mon élevage de porcs»

À la tête d’un élevage de 174 truies et sa suite, François Denoual a investi dans un bâtiment regroupant la maternité et la…

« Avec la directive IED, le rouleau compresseur anti-élevages familiaux est en marche »

Dans une note cosignée par la plupart des interprofessions régionales porcines et avicoles, l’UGPVB (Union des groupements de…

Les porcelets sont mélangés en groupes de trois à quatre portées.
« La sociabilisation des porcelets en maternité m’apporte beaucoup d’avantages »

Depuis deux ans, Ségolène sociabilise ses porcelets en maternité. Elle y voit de nombreux avantages sur ses conditions de…

Les journées s’articulent généralement autour d’une visite d’élevage chez l’un des membres du groupe.
Les éleveurs de porcs réfléchissent en groupe pour anticiper les évolutions des élevages
Les Chambres d’agriculture de Bretagne animent cinq groupes d’éleveurs de porcs répartis sur toute la région. Les thématiques…
Qui est la coopérative française dans le top 10 européen des coopératives européennes. 
Qui est la coopérative porcine française dans le top 10 européen des coopératives européennes. 

Une seule coopérative agricole française, détenant une activité en porc, est présente dans le top 10 des coopératives…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)