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La biosécurité des élevages de porcs est possible malgré des bâtiments dispersés

Les gérants de l’EARL Koat Penhoat ont mis en place des mesures permettant de respecter les obligations de biosécurité externe, malgré l’absence de continuité entre les bâtiments et la circulation de véhicule à l’intérieur même du site d’élevage.

À l’EARL Koat Penhoat à Plounevezel dans le Finistère, les différents bâtiments d’élevage sont éloignés les uns des autres dans le but initial de limiter la pression sanitaire et de casser les transmissions de germes.

Cet agencement induit des passages obligés des camions et des tracteurs pour accéder à la fabrique d’aliment, au quai d’embarquement, aux hangars abritant du compost et le matériel agricole, et même à des entrées de champs. Malgré cela, un plan de biosécurité externe cohérent a pu voir le jour. Ce plan considère chaque bâtiment comme une zone d’élevage. Les voies de circulation sont incluses dans la zone professionnelle. Des mesures spécifiques ont été mises en place pour limiter l’introduction des contaminants.

1. Chaque bâtiment est une zone d’élevage

Toutes les entrées des bâtiments d’élevage sont clôturées. Il en est de même pour les silos, qui font partie de la zone d’élevage. Les voies de circulation des véhicules et des hommes en dehors des bâtiments d’élevage sont donc considérées comme des zones professionnelles. Tous les transferts d’animaux d’un bâtiment à l’autre se font par bétaillère. Ainsi, ils ne mettent pas les pieds dehors. Les camions d’enlèvement des charcutiers sont remplis par des lots de 200 ou 400 porcs. Ils arrivent donc vides à l’élevage. Une vigilance est de mise sur la propreté des camions entrants et sur les circuits qu’ils empruntent. Une signalétique est prévue pour aider les chauffeurs à s’orienter.

2. Une tenue spécifique par bâtiment

À leur arrivée à l’élevage, les éleveurs et leurs salariés passent obligatoirement dans un sas sanitaire où ils enfilent une tenue et des chaussures spécifiques. Ils peuvent ensuite circuler dans la zone professionnelle, entre les bâtiments. Ensuite, chaque bâtiment d’élevage est équipé d’un sas secondaire à leur entrée. À cet endroit, les travailleurs changent à nouveau de tenue (cotte et bottes). Ces contraintes nécessitent une cohérence dans l’organisation du travail afin de limiter les allées et venues d’un bâtiment à l’autre. Tous les déplacements sont donc anticipés. Pour le nettoyage quai par exemple, l’opérateur doit enfiler une tenue dédiée. Mais s’il doit faire un retour en arrière pour charger la pompe, il faut à nouveau changer de tenue.

3. Des bacs intermédiaires pour les cadavres.

Les cadavres sont entreposés temporairement dans un bac ou sur une plate-forme situés en bout de chaque bâtiment d’élevage. Ils sont ensuite récupérés par un télescopique conduit par une personne en tenue extérieure, puis transportés jusqu’à l’aire d’équarrissage située en zone publique à l’extérieur de l’élevage. Le godet, réservé à l’équarrissage, est nettoyé après chaque utilisation. Pour faciliter l’organisation du travail, Anne envisage d’installer un caisson réfrigéré dans la zone professionnelle. Il regroupera l’ensemble des cadavres de l’élevage afin de limiter le nombre de transferts vers l’aire extérieure.

Anne Le Manach, EARL Koat Penhoat

« Les salariés ont tout de suite adhéré »

« Nous avons toujours été sensibles à la biosécurité, avant même la réglementation de 2018. Elle est nécessaire pour limiter les problèmes sanitaires et les dépenses de santé, même si cela ne suffit pas toujours. Nous n’avons pas eu de mal à faire adhérer les salariés aux diverses évolutions engagées sur la biosécurité. Ils sont tous convaincus et agissent désormais par automatisme. Cependant, les intervenants extérieurs ne sont pas tous formés à la biosécurité des élevages. Si les consignes sont affichées à l’entrée de l’élevage ne sont pas souvent consultées. »

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