« Je délègue la maintenance des équipements de mon élevage de porcs avec le contrat de maintenance prédictive Calipro de Cooperl »
Pour anticiper les risques de panne en élevage, Cooperl propose depuis quelques mois un contrat de maintenance Calipro pour ses clients éleveurs. Thony Cesbron, éleveur dans le Maine-et-Loire, est plus serein depuis qu’il fait appel à ce service.
Pour anticiper les risques de panne en élevage, Cooperl propose depuis quelques mois un contrat de maintenance Calipro pour ses clients éleveurs. Thony Cesbron, éleveur dans le Maine-et-Loire, est plus serein depuis qu’il fait appel à ce service.
Depuis février 2025, Thony Cesbron ne subit plus l’urgence d’un racleur qui dysfonctionne ou d’un compresseur en panne.
Lire aussi : Travail en élevage de porc : Dix idées pour gagner du temps
L’éleveur de Chemillé-en-Anjou est plus serein depuis qu’il a signé un contrat de maintenance Calipro, enseigne de distribution de matériels d’élevage de Cooperl. « Dans le cadre du contrat, un technicien intervient chez moi une fois par trimestre (quatre fois entre février et décembre) pour prévenir les aléas et les pannes sur des équipements que j’ai désignés comme prioritaires », explique l’éleveur. Sur son exploitation de naisseur-engraisseur de 250 truies (100 hectares de terre, fabrication d’aliments à la ferme quasi-intégrale), Thony Cesbron a demandé de s’assurer avant tout du bon fonctionnement des racleurs en V (avec séparation de phase) placés dans les fosses sous les bâtiments d’élevage. « Le technicien s’assure de la bonne tension des câbles et du roulement des poulies, poursuit Thony Cesbron. Lorsqu’il a terminé cette tâche, il intervient sur d’autres équipements que j’ai identifiés. La machine à lait, la pompe à chlore, etc. Lors de son dernier passage par exemple, il a repéré quelques points de chauffe dans un des panneaux électriques. » Clairement, ce contrat lui a enlevé une épine du pied.
Le curatif coûte le double du préventif
Auparavant lorsque survenait une panne, Thony Cesbron faisait appel au service après-vente de Calipro basé à Lamballe – une quarantaine de personnes –, à plus de 200 kilomètres de son élevage. Un technicien n’était donc pas immédiatement disponible pour intervenir. Lui et quelques éleveurs de porcs voisins ont même un temps songé à constituer un groupement d’employeurs pour recruter un technicien qui partagerait son temps entre leurs sites d’élevages. Le contrat de maintenance de Calipro a donc constitué une réelle aubaine pour Thony Cesbron. Le technicien Calipro basé à Beaupréau, non loin de son élevage, fait du préventif, du curatif et du montage. Le contrat est établi en fonction des besoins de l’éleveur (lire encadré). L’enseigne de distribution a développé ce service en réponse à une demande venue du terrain. Car intervenir en curatif « coûte au moins le double du préventif », remarque Damien Rochard, le responsable du service prestations chez Calipro. Une panne peut aussi se révéler pénalisante en exploitation. « On a vite fait de perdre un demi-point de sevrage à cause d’un problème sur un équipement », dit Thony Cesbron.
Objectif de 200 contrats signés à 2030
Déléguer la maintenance de ses équipements d’élevage soulage les éleveurs dans leur quotidien et leur garantit un confort de travail dans un outil de production pleinement fonctionnel, précise Calipro dans son document de présentation. A priori, tous les élevages Cooperl (et de groupements extérieurs) pourraient être intéressés par la proposition. Sauf, peut-être, les plus grosses structures, « des élevages de plus de 800 à 1 000 truies qui bien souvent disposent d’un salarié affecté à la maintenance-réparation », précise Damien Rochard. Mais demain, avec la montée en puissance des appareils connectés dans les élevages, le recours aux nouvelles technologies (intelligence artificielle, jumeau numérique…), les besoins en maintenance prédictive devraient s’amplifier. Pour l’instant, 36 élevages ont souscrit au contrat. À la fin 2026, Calipro vise une soixantaine de clients et près de 200 éleveurs à horizon 2030. Comme Thony, ils devraient être sensibles à l’idée selon laquelle « l’expertise d’un éleveur, c’est de se concentrer sur son métier et non pas être un technicien de maintenance », dit-il.
Un service de maintenance à la carte
Le contrat de maintenance Calipro englobe tous les postes d’un élevage en plomberie, menuiserie, électricité, mécanique électrique et thermique, gros œuvre, pneumatique et métallerie. À partir d’un diagnostic gratuit de 3 heures sur place, l’éleveur et le technicien Calipro établissent le nombre et la durée d’interventions, ainsi que les équipements à surveiller en priorité. Le prix de la journée d’intervention de 7 heures est fixé à 600 euros, celui de la demi-journée à 300 euros. Pour l’heure, trois des huit zones de production de Cooperl – Lamballe (Côtes d’Armor), Locminé (Morbihan) et Beaupréau (Maine-et-Loire) – disposent de leur technicien sur place, garantissant aux éleveurs une intervention en moins d’une heure et quart. D’ici à 2030, « il est prévu que toutes les zones de production de la coopérative soient couvertes », précise Damien Rochard.