Aller au contenu principal

L’activité d’abattage de porcs sur la zone Uniporc s’est maintenue en 2025

En 2025, le nombre de porcs abattus sur la zone Uniporc a atteint 18,446 millions, quasi stable par rapport à 2024. La part de mâles entiers est devenue majoritaire.

<em class="placeholder">À périmètre constant, l’activité d’abattage sur la zone Uniporc est restée stable.</em>
À périmètre constant, l’activité d’abattage sur la zone Uniporc est restée stable.
© Uniporc

Entre 2024 et 2025, le nombre de porcs abattus sur la zone Uniporc est passé de 18,379 millions à 18,446 millions, soit un gain de 0,7 %. 

Lire aussi : Stabilité des abattages de porcs en Bretagne en 2025

Cette légère croissance est en trompe-l’œil, car elle correspond peu ou prou aux volumes de l’abattoir Socopa Holtzheim dans le Bas-Rhin (groupe Bigard), intégré depuis mai 2025 dans la zone Uniporc. « À périmètre constant, l’activité d’abattage est restée stable, analyse Pascal Le Duot, directeur d’Uniporc. C’est une bonne nouvelle, même si l’on n’a pas retrouvé les niveaux d’avant la forte baisse de 2023. Cela représente quasiment un million de porcs abattus en moins entre 2022 et 2025, ce qui est considérable ! »

Les carcasses se sont alourdies de 300 g, passant de 96,64 à 96,91 kg en 2025, soit une progression qui suit la tendance des dernières années. L’alourdissement des porcs charcutiers est plus marqué pour la grille Uniporc Castrés (+ 560 g soit 96,82 kg).

Le porc mâle entier majoritaire

Le fait marquant des statistiques Uniporc est l’augmentation importante du taux de mâles entiers qui dépasse pour la première année celui des mâles castrés. « 53 % des animaux abattus étaient issus d’élevages de porc mâle entier, contre 47 % en mâle castré. » La montée en puissance des mâles entiers s’est accélérée ces deux dernières années, passant de 33 % en 2022 (année de l’interdiction de la castration à vif), à 39 % en 2023 et 47 % en 2024.

 

 
<em class="placeholder">Graphique = Des évolutions variables selon les apporteursNombre d&#039;animaux par groupement</em>
Graphique = Des évolutions variables selon les apporteursNombre d'animaux par groupement © Source : Uniporc

Premier apporteur, avec 4,65 millions de porcs abattus en 2025, Cooperl Arc Atlantique a connu cette année encore une érosion de ses volumes de 5,4 %. En seconde place, Evel’up a en revanche progressé de 1,9 % pour atteindre 3,2 millions. Également sur le podium, Porc Armor Évolution renforce sa troisième place sur le podium avec 2,1 millions d’animaux (+ 5,7 %), devant Eureden (1,29 million, -4 %). La catégorie « Indépendants » continue de gagner des places et est désormais dans le top 5 des apporteurs sur la zone Uniporc (928 341 porcs, + 7,5 %).

Repères

Les porcs pesés et classés par Uniporc sont répartis en 4 grilles :

- La grille Uniporc pour les porcs issus d’élevages produisant des mâles castrés (7,92 millions d’animaux abattus en 2025)
- La grille Uniporc Entiers pour les porcs issus d’élevages produisant des mâles entiers y compris les élevages Cooperl (9,29 millions)
- La grille Sud-Ouest pour les élevages sous cahier des charges IGP jambon de bayonne (917 873 porcs)
- La grille Sud-Ouest I correspond aux élevages du Sud-Ouest pratiquant l’immunocastration (12 488 porcs)

Le saviez-vous

Des exportations de porcs vifs vers l’Espagne

Selon FranceAgriMer, les exportations françaises de porcs vifs vers l’Espagne ont connu de fortes poussées durant le premier semestre 2025, avec un pic à 10 000 porcs en semaine 23, motivées par des cotations espagnoles très supérieures à celles de la France et/ou d’une forte demande espagnole. Au second semestre 2025, le rythme des exports de vifs a été beaucoup plus mesuré, autour de 2 000 porcs par semaine.

Les plus lus

<em class="placeholder">Julien Follanfant  a optimisé l’augmentation de la prolificité de ses truies Libra Star grâce à un taux de perte qui s’est maintenu à un niveau exceptionnellement ...</em>
SCEA Lecornué : "Sur 100 porcelets qui naissent dans ma maternité, 90 vont à l’abattoir"

À la SCEA Lecornué, le taux de perte sur nés vivants se maintient autour de 7 % depuis cinq ans. Dans le même temps, la…

<em class="placeholder">Elodie entourée de </em>
« J’ai transformé une partie de l’élevage lapin en atelier d’essai porcin »

Installée sur l’élevage familial cunicole, Élodie Guillotel vient de créer un atelier de post-sevrage et d’engraissement en…

<em class="placeholder">Installé à Plélo (Côtes-d’Armor), le démonstrateur Charlie sera le support à la finalisation du procédé de liquéfaction du biogaz. Y seront produits annuellement ...</em>
La liquéfaction du biogaz ouvre une nouvelle voie de valorisation pour les agriculteurs

Après la cogénération et l’injection, la liquéfaction ouvre une nouvelle voie de valorisation du méthane pour les agriculteurs…

<em class="placeholder">Elevage porcin / engraissement / porcs Label rouge / caillebotis</em>
La marge brute des élevages porcins bretons décroche fin 2025

Après les bons résultats des dernières années, la rentabilité des élevages bretons s’est renversée au second semestre 2025, d'…

<em class="placeholder">Élodie Durand, salariés de la SCEA de La Landette depuis deux ans, a pu compter sur son chef d&#039;élevage, Cédric Merlet, pour apprendre le métier et l&#039;intégrer dans ...</em>
« Mon métier de salariée en élevage porcin est devenu ma passion »

Non issue du milieu agricole, Élodie Durand s’épanouit dans son travail au naissage associatif de La Landette. Son chef d…

<em class="placeholder">Porcins / bâtiment d&#039;engraissement équipé d&#039;une ventilation centralisée par une 
gaine béton sous le couloir central</em>
Atouts et défis du modèle porcin français

Si l’élevage porcin français diverge des autres pays dans le monde par ses spécificités, le modèle français présente des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)