Phosphore : toujours une relative tendance à la baisse des teneurs dans les sols
La baisse de phosphore dans les sols se poursuit même si, localement, on assiste plutôt à une stagnation ces dernières années. Mais le contexte économique actuel pourrait avoir un impact aevc une plus faibe utilisation d'engrais phosphatés et, à nouveau, des diminutions dans les sols.
La baisse de phosphore dans les sols se poursuit même si, localement, on assiste plutôt à une stagnation ces dernières années. Mais le contexte économique actuel pourrait avoir un impact aevc une plus faibe utilisation d'engrais phosphatés et, à nouveau, des diminutions dans les sols.
Selon les données d’analyses de la Base de données d’analyses de terre (BDAT) du Gis Sol, entre les périodes 2003-2011 et 2012-2020, les médianes des teneurs du sol en phosphore (équivalent Olsen) ont eu tendance à diminuer dans la majorité des petites régions agricoles. La baisse des médianes est significative pour 68 % de la SAU. Près d’un quart (24 %) de la SAU se trouve en classe de fertilité des sols faible en phosphore sur la dernière période 2012-2020 alors que ce chiffre s’élevait à 13 % sur la période 2003-2011. À l’inverse, le pourcentage de la SAU avec une classe de fertilité forte est de 22 % sur la période la plus récente, alors qu’il était de 36 % sur la première période.
Faible évolution des teneurs en phosphore des sols ces dernières années
Plus localement, Jean-Baptiste Gratecap, de la chambre d’agriculture d’Eure-et-Loir, note une faible évolution des teneurs en phosphore ces dernières années en se référant aux résultats d’analyse du laboratoire du Loiret (chambre d’agriculture) pour tous les départements de la région Centre entre les périodes 2011-2015 et 2019-2023. La situation s’améliore même dans des départements comme le Cher et l’Indre où la proportion de sols à faible teneur est élevée. Elle est quasiment stable dans le Loiret et L’Eure-et-Loir avec plus des deux tiers de sols avec une teneur intermédiaire à élevée en phosphore. « En Beauce, les parcelles sont bien entretenues en termes de fertilisation phosphatée, avec des cultures à forts revenus, observe Jean-Baptiste Gratecap. Mais cette année, je constate plusieurs situations avec des teneurs faibles à 30-40 ppm. Peut-être est-ce dû à l’effet d’une augmentation du prix des engrais incitant les agriculteurs à limiter leurs coûts de production. »
Recul des approvisionnements en engrais phosphatés
Si l’on se réfère aux données de l’Unifa (industries de la fertilisation), après une chute des approvisionnements des engrais phosphatés des années 1990 au début des années 2010, on assistait plutôt à une stagnation ensuite. Mais si l’on se reporte aux campagnes 2015-2016 et 2024-2025, on remarque un recul des utilisations de 14,7 % en équivalent élément P2O5 de livraisons d’engrais simples phosphatés, de binaires PK et de composés NP, NPK et organo-minéraux.