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Pâturer la broussaille en préservant la ressource

En zone méditerranéenne, un pâturage prudent des parcours boisés a permis d’alimenter le troupeau tout en préservant la ressource.

Dans le Sud-Est de la France, l’autonomie alimentaire des systèmes d’élevage ovin viande repose souvent sur la complémentarité entre les prairies cultivées et les surfaces pastorales. Par exemple, sur la ferme ovine de Carmejane, les parcours contribuent en moyenne à 40 % des besoins du troupeau de 650 brebis.  © DR
Dans le Sud-Est de la France, l’autonomie alimentaire des systèmes d’élevage ovin viande repose souvent sur la complémentarité entre les prairies cultivées et les surfaces pastorales. Par exemple, sur la ferme ovine de Carmejane, les parcours contribuent en moyenne à 40 % des besoins du troupeau de 650 brebis.
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Au cours de ces 20 dernières années, deux modes de gestion du pâturage des parcours ont été testés sur la ferme expérimentale de Carmejane dans les Alpes-de-Haute-Provence. Pendant dix ans, un pâturage complet de l’herbe a été réalisé dans le but de maîtriser l’embroussaillement, puis sur les dix années suivantes, un pâturage qualifié de prudent a été pratiqué. Ces deux modes de pâturage ont été évalués au travers du suivi des différentes strates de végétation, de l’évolution de la valorisation des parcs et de l’état corporel des animaux. Le pâturage complet s’est montré efficace pour maîtriser la strate arbustive et gérer l’embroussaillement, mais au détriment du renouvellement de l’herbe, conduisant à une perte de ressource et à des états animaux non satisfaisants.

Les surfaces pastorales sont une vraie ressource

Lors du pâturage prudent, centré sur la satisfaction des besoins des brebis et le renouvellement de la ressource pastorale, une régénération de la ressource pastorale a été observée avec de meilleurs états corporels sur les brebis et une valorisation plus stable des parcs. En allégeant l’intensité de prélèvement, on peut équilibrer le comportement d’ingestion des brebis jusqu’à la fin du pâturage tout en redéveloppant les différentes strates végétales, sans dérives de végétation. Bien sûr, par rapport au pâturage complet, ce mode de gestion de parcours nécessite davantage de surfaces mais répond mieux à la conduite d’un troupeau pastoral et productif, en étant certainement plus robuste face aux aléas climatiques.

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