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Face à la menace sanitaire, la FNO et la FNEC dénoncent « l’inertie » du ministère

Alors que des maladies touchant les petits ruminants circulent dans le Sud-Est de l’Europe, la fédération nationale ovine (FNO) et la fédération nationale des éleveurs de chèvres (FNEC) réclament que l’Etat mette en place un plan national d’anticipation de ces maladies. Une demande qui n’a pour l’instant pas trouvé l’écho escompté. 

Des moutons sont transportés dans un camion.
Les transports internationaux d'ovins et de caprins font craindre la propagation de maladies telles que la clavelée, la peste des petits ruminants ou la variole caprine.
© L. Duverne

C’est une menace sanitaire que les professions ovine et caprine prennent très au sérieux. Des foyers de clavelée (variole ovine) sont réapparus en 2023 dans les Balkans, tandis que la Grèce est confrontée depuis 2024 à de violentes épidémies de peste des petits ruminants et de variole caprine. Ce contexte sanitaire préoccupant « fait peser une menace sérieuse sur les élevages français de petits ruminants », estiment la fédération nationale ovine (FNO) et la fédération nationale des éleveurs de chèvres (FNEC), dans un communiqué paru le 7 mai. 

En conséquence, les deux syndicats exigent depuis plusieurs semaines la mise en place d’un « plan national d’anticipation et de prévention contre l’introduction et la propagation de ces maladies sur le territoire français » par l’Etat. Objectifs affichés : « renforcer les mesures de prévention » et « préparer une réponse opérationnelle » en cas d’apparition d’un foyer en France. Une demande qui n’a pas trouvé l’écho que les syndicats espéraient auprès de la Direction générale de l’alimentation du ministère de l’Agriculture. La question est renvoyée aux futures Assises du sanitaire, dont la date n’est pas encore précisément fixée.

Lire aussi : Variole caprine et clavelée : où se situent ces maladies en Europe ?

 

Une situation sanitaire urgente

La FNO et la FNEC dénoncent « une réponse jugée totalement inadaptée à l’urgence » de la situation. D’autant qu’à l’approche de l’Aïd-el-Kébir, qui aura lieu le 26 mai 2026, les flux internationaux de petits ruminants s’intensifient, faisant craindre la propagation de maladies. Dans ce contexte, le délai de notification des mouvements des ovins et des caprins a été réduit à 48 heures, contre sept heures en temps normal. Les syndicats estiment que ces mesures, même si elles doivent être collectives, « font peser des contraintes supplémentaires sur les éleveurs français », et réclament de recentrer la vigilance sur les mouvements d'animaux importés. 

Lire aussi : 48 heures, c’est le nouveau délai pour notifier les mouvements des ovins

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