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"Diminuer la mortalité pour améliorer mon revenu"

Jeune installé, Fabien Genouel veut baisser son taux de mortalité pour augmenter sa production d‘agneaux de Brocéliande.

Fabien Génouel : « L’intérêt de la production ovine, c’est qu’on a des horaires adaptables. Je fais du sport une fois par semaine. Ces soirs-là, je fais le travail plus tôt pour ne pas avoir à y retourner à mon retour. © A. Villette
Fabien Génouel : « L’intérêt de la production ovine, c’est qu’on a des horaires adaptables. Je fais du sport une fois par semaine. Ces soirs-là, je fais le travail plus tôt pour ne pas avoir à y retourner à mon retour.
© A. Villette

Installé depuis 2010 à Liffré, en Ille-et-Vilaine, Fabien Genouel produit des agneaux label rouge Agneau de Brocéliande. Pour avoir des agneaux toute l’année, il a donc quatre périodes d’agnelage : en décembre, en mars, en avril suite à des luttes naturelles et en septembre sur IA. Les brebis agnelant en décembre sont en lactation pendant trois mois puis, après un mois de repos, sont remises à la lutte en juin pour refaire un agneau en septembre. Les brebis sont ainsi accélérées pour faire quatre agnelages en trois ans. Les lots d’agnelage, de 130 à 150 brebis, sont relativement homogènes et concentrés en trois semaines. « Tout seul, je suis au maximum de ce que je peux faire en termes de surveillance », constate l’éleveur. Les brebis sont toutes échographiées pour passer les vides dans le lot suivant mais je ne dénombre pas pour le moment et donne la même alimentation à tout le monde. Les brebis sont ramenées en bergerie une semaine à un mois avant l’agnelage selon la saison et font toute leur lactation à l’intérieur. Les agneaux sont sevrés vers 80 jours puis ils seront abattus entre 90 jours pour les têtes de lots et 200 jours pour les traînards. Le label rouge présente l’avantage d’avoir un prix fixé pour l’année avec quatre niveaux selon la saison.

Des pâtures regroupées et accessibles

Avec une SAU de 78 hectares, Fabien Genouel dispose de 25 ha de céréales dont près de 15 servent à l’alimentation des animaux, 5 ha de maïs ensilage, gardé ou vendu selon les stocks et les besoins, 10 ha de trèfle violet à enrubanner, et le reste en prairies temporaires. Cela lui permet de n’avoir à acheter que très peu de concentrés. Ainsi, les brebis reçoivent seulement 200 grammes de complémentaire azoté en premier mois de lactation avec 500 g de triticale produit sur l’exploitation et de l’enrubannage de trèfle violet à volonté. Quant aux agneaux, ils reçoivent jusqu’au sevrage un aliment complet dans lequel est incorporé à 50 % d’orge produit sur l’exploitation et livré à la coopérative. Après le sevrage, ils reçoivent un mélange fermier composé à 70 % d’orge et triticale produits sur la ferme et à 30 % d’un complément azoté avec de la paille à volonté. 60 hectares sont accessibles autour du bâtiment et à un kilomètre à la ronde ce qui facilite la gestion du pâturage.

La prolificité moyenne est de 2 mais la mortalité à 22 % est encore un peu élevée. « J’ai eu des problèmes de toxoplasmose puis de listériose. Mais, au dernier agnelage, j’ai été plus sérieux sur le tri et j’ai déjà vu une amélioration. Pour le moment je souhaite garder la même taille de troupe mais chercher à faire baisser ce taux. Si j’arrivais à atteindre 15 % je produirais déjà beaucoup plus d’agneaux ». Une bergerie neuve de 960 m² a été construite en 2011. Elle est constituée d’un bâtiment principal avec un couloir d’alimentation et des cornadis.

Chiffres clés

500 brebis
78 ha de SAU dont 38 de prairies temporaires
1 UTH
1,8 de productivité

Un label rouge au prix indépendant du marché

Le label rouge Agneau de Brocéliande regroupe 18 éleveurs adhérents et a vu 2 194 agneaux labellisés en 2015. Les agneaux doivent être issus de béliers de race à viande, être âgés de 90 à 170 jours à l’abattage, peser entre 15 et 23 kilos de carcasse, de conformation E, U ou R et classe de gras 2 ou 3. Les éleveurs bénéficient d’un prix garanti, par classe de conformation et par période, fixé par la coopérative et réévalué chaque année. Indépendant du cours du marché, il présente en moyenne un différentiel de 15 à 20 % avec ce dernier.

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