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Salon de l’agriculture 2026
« Nous voulons quelques milliers de contrats d’avenir signés d’ici la fin de l’année », demandent les Jeunes agriculteurs

Les Jeunes agriculteurs demandent, en conférence de presse ce 18 février à Paris à la veille du salon de l’agriculture, que « quelques milliers » de leurs contrats d’avenir soient signés d’ici fin 2026. Pour cela, ils souhaitent qu’un article y soit dédié dans la loi d’urgence agricole du gouvernement, et priorisent certains territoires comme la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie. 

Le président des Jeunes agriculteurs Pierrick Horel et le secrétaire général du syndicat Quentin Le Guillous en conférence de presse à Paris ce 18 février.
Le président des Jeunes agriculteurs Pierrick Horel et le secrétaire général du syndicat Quentin Le Guillous en conférence de presse ce 18 février à Paris.
© Gaétan Merminod

Annoncé fin janvier par le Premier ministre et la ministre de l’Agriculteurs, la généralisation des « contrats d’avenir » devrait se poursuivre tout au long de l’année 2026. C’est en tout cas ce que demande le syndicat des Jeunes agriculteurs (JA), qui appelle même à « quelques milliers de contrats signés d’ici la fin de l’année », comme l’indique son président Pierrick Horel en conférence de presse ce 18 février à Paris à quelques heures de l’ouverture du SIA 2026 dont le thème est « Générations solutions ». Pour cela, les JA veulent qu’un article soit dédié à ces contrats au sein de la loi d’urgence agricole du gouvernement. 

Lire aussi : Souveraineté alimentaire : que sont les « contrats d’avenir » annoncés par le gouvernement ?

De premiers contrats à signer en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie

Les JA souhaitent en particulier prioriser certains territoires pour ces contrats d’avenir. Sont cités la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie, zones qui « concentrent des problèmes liés au climat », indique Pierrick Horel. Dans ces régions, la viticulture est un exemple de la difficulté de cette adaptation, car les plans d’arrachages « ne redonnent pas des perspectives de production », regrette le président des JA. Le syndicat met donc en avant l’idée de développer des cultures aujourd’hui émergentes, comme la pistache ou la grenade. Ce qui requiert un « accompagnement financier [de l’État] pour pallier le manque de revenu » durant les premières années, soutient Pierrick Horel, ainsi que pour les investissements. Mais aussi une « cohérence régionale » dans les politiques pour éviter la surproduction.

Lire aussi : Budget 2026 : comment le gouvernement finance les récentes mesures d’urgence agricoles ?

Quel financement pour les contrats d’avenir, selon les Jeunes agriculteurs ? 

En parallèle, une partie commerciale doit être contractualisée avec des acteurs de la transformation et de la distribution, à la manière de ce qui a été réalisé dans la loi Egalim. Sur la question du financement, Pierrick Horel propose d’utiliser les reliquats d’aides à la conversion en agriculture biologique, qui représentent plus de 100 millions d’euros d’aides non consommées. Et évoque l’idée d’une taxe sur les produits d’importation. Un mécanisme « pas compatible réglementairement en Europe », reconnaît le président des JA, mais qu’il appelle à étudier compte-tenu des pratiques de certains pays internationaux comme la Chine ou les États-Unis. 

« Je pense que la programmation de la PAC à venir sera un moyen aussi d'aller chercher des budgets, notamment sur la cohésion des territoires », complète Pierrick Horel. Pour l’instant, les JA indiquent rester « vigilants » sur le contenu de la loi d’urgence agricole, et appellent à « des engagements sérieux » de la part du gouvernement. 

Lire aussi : Loi d’urgence agricole : la FNSEA arrive au salon de l’Agriculture avec sa liste de mesures

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