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Nappes phréatiques au 1er janvier : majoritairement en hausse, la situation s’améliore dans le Roussillon

Selon le dernier bulletin du BRGM arrêté au 1er janvier, la recharge se poursuit avec 63 % des nappes phréatiques en hausse. La situation globale est satisfaisante et s’améliore avec 46 % des points d’observation au-dessus des normales mensuelles. Dans le Roussillon, la situation s’améliore mais pas uniformément.

© BRGM

L’état des nappes phréatiques est généralement satisfaisant, de modérément bas à modérément haut, selon le dernier bilan du BRGM publié hier. « La situation des nappes est globalement assez satisfaisante et s’améliore avec 46% des points d’observation au-dessus des normales mensuelles. Cependant, elle reste moins excédentaire que l'année dernière à la même période (61%) » peut-on lire dans le bulletin.
 

La recharge des nappes du Bassin parisien tarde à se mettre en place

Pour ce qui est des nappes inertielles, le Bassin parisien et de l’Artois bénéficie encore des deux recharges hivernales précédentes excédentaires. Si la période de recharge 2025-2026 tarde à se mettre en place, les situations ne se dégradent que très lentement et restent généralement satisfaisantes. Ainsi, les nappes du centre du Bassin parisien conservent des niveaux modérément hauts à proches des normales. Les nappes moins inertielles du pourtour du Bassin parisien et de l’Artois sont plus sensibles à la recharge automnale déficitaire. Elles affichent des niveaux proches des normales à modérément bas. Quelques points de la craie marneuse de Champagne observent des niveaux bas.

Selon le BRGM, le début de la période de recharge a été plus généreux pour les nappes du Sundgau (sud Alsace) et du couloir Rhône-Saône qui ont des niveaux proches des normales à modérément bas.

La recharge ne devrait pas être très active en janvier pour la plupart des nappes inertielles du Bassin parisien et de l’est de l’Artois, du fait d’une sécheresse météorologique persistante en décembre. Compte tenu de leur réaction lente au déficit de recharge, ces nappes ne devraient pas connaître de sécheresse hivernale. Cependant les prévisions sont moins optimistes pour le printemps et l’été 2026, notamment si la recharge demeure déficitaire.

A relire : Nappes phréatiques : quel est le bilan dressé par le BRGM pour 2024-2025 ?

Situation hétérogène pour les nappes réactives

En ce qui concerne les nappes réactives, leur situation hétérogène s’explique par des épisodes de recharge inégalement répartis dans le temps et dans l’espace depuis septembre 2025, début de la période de recharge. La succession d’épisodes humides et secs n’a pas toujours permis une infiltration efficace des pluies et donc une recharge optimale. Le déficit de précipitations durant l’automne impacte les nappes du Bassin Rhin-Meuse et du nord-est Massif armoricain. Les niveaux se dégradent et passent progressivement sous les normales mensuelles. Les situations les plus déficitaires, avec des niveaux modérément bas à bas, se situent en partie nord des nappes de Lorraine.

L’état des nappes de la moitié ouest, du Boulonnais au Bassin aquitain, et du centre-ouest, du Jura au nord-est du Massif central, a peu évolué peu entre novembre et décembre. Les apports sont généralement suffisants pour maintenir les niveaux à une situation satisfaisante, de proche des normales à modérément haute. Quelques légères améliorations s’observent sur les nappes ayant bénéficié de pluies efficaces plus abondantes en décembre : Boulonnais, Berry et ouest et sud du Massif armoricain.

Les situations des nappes de Provence, de la Côte d’Azur et de la Corse sont hétérogènes. Ainsi, des épisodes de recharge ont affecté les nappes alluviales et karstiques du nord-est de la Corse, du Var et du Vaucluse. Les niveaux sont modérément hauts à très hauts sur ces secteurs mais se retrouvent en dessous des normales ailleurs.

 

 

Des températures plus élevées sur l'ensemble du territoire au premier trimestre

Alors que Météo France privilégie des températures plus élevées sur l’ensemble du territoire au premier trimestre, les prévisions sont plus optimistes pour les nappes affichant en décembre des niveaux au-dessus des normales que pour celles en-dessous. Cependant, la situation peut évoluer rapidement selon les épisodes de recharge et la réactivité de la nappe. Les niveaux de l’été 2026 dépendront d’une recharge abondante durant l’hiver et perdurant durant le printemps, afin de repousser le début de la période de vidange, explique le BRGM.

 

Certains niveaux encore bas pour les nappes de la plaine du Roussillon et du massif des Corbières

Les précipitations excédentaires de décembre ont permis une reprise de la phase de recharge des nappes du Roussillon, du Languedoc et du sud du Massif central. Les situations ont pu s’améliorer considérablement, notamment pour les nappes les plus réactives du socle et des calcaires karstiques. Des niveaux sous les normales s’observent cependant encore pour des nappes moins réactives du littoral. De plus, l’état des nappes de la plaine du Roussillon et du massif des Corbières s’améliorent lentement mais affichent toujours des niveaux localement bas. 

Selon le BRGM, si les pluies se poursuivent normalement durant l’hiver et le printemps, les niveaux seront probablement suffisants pour assurer les différents usages durant le printemps et l’été 2026. Cependant, si la sécheresse météorologique reprend durant l’hiver et le début du printemps, l’état de l’ensemble des nappes se dégradera à nouveau et les niveaux resteront sous les normales.

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