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Mouches en bâtiment d’élevage : intervenir dès le mois de mars

Quatre-vingt pour cent de la désinfection passe par un bon curage, détrempage et nettoyage. Une désinfection sur surfaces sales n'a aucun intérêt.
© A. Labry/Farago Sud-Ouest

Dans les bâtiments utilisés pendant l’été, les mouches domestiques peuvent constituer une nuisance importante. Cela peut concerner des animaux en engraissement, des vaches qui peuvent aller et venir à leur gré entre des bâtiments et des prairies, ou encore des vaches qui sont rentrées en fin d’été pour vêler.

« Le traitement est à adapter à la situation de chaque élevage. Mais les actions à mettre en place pour maîtriser les populations de mouches sont toujours à entreprendre longtemps avant les périodes chaudes » rappelle Virginie Pabiou du GDS de Côte d’Or.

« Il faut intervenir dès le mois de mars, voire dès février, et éventuellement on peut encore commencer à partir d’avril en fonction des conditions météo. » Le cycle de reproduction des mouches accélère avec la température : il dure 44 jours à la température de 16°C, contre 7 jours à 35 °C.

La maîtrise des populations de mouches passe d’abord par une bonne hygiène des bâtiments. Il s’agit de réduire les sources de nourriture pour les mouches et les lieux de ponte. Pour pondre, les mouches ont besoin de matières organiques. « Le nettoyage, en particulier sur les bords de silos et les stockages d’aliments, et la bonne ventilation contribuent au contrôle du nombre des mouches et aussi à une meilleure efficacité des insecticides. »

Pour une lutte efficace, il faut toujours combiner un traitement larvicide et un traitement adulticide. « Les larves et pupes représentent 80 % de la population active. Les adultes ne sont que la partie visible de l’infestation. »

La première application de traitement larvicide doit être faite dès le mois de mars, voire février, et l'opération sera à renouveler toutes les quatre semaines en respectant strictement les doses et le mode opératoire du produit. Les larvicides sont des inhibiteurs de croissance, qui bloquent la synthèse de la cuticule et empêchent la formation de pupes. « Ils s’appliquent sur les litières, les fumières, les fosses à lisier, en privilégiant les zones non piétinées par les animaux sous les abreuvoirs, sous les auges... »

Le traitement adulticide s’applique sur des parois propres par pulvérisation, badigeon ou dispersion de granulés. Il est à renouveler toutes les quatre à six semaines selon les produits et l’importance de l’infestation.

Il est indispensable de porter des équipements de protection individuelle adaptés lors de ces traitements.

« En complément de ces traitements, il peut être mis en place des destructeurs électriques avec plaques de glue, des diffuseurs d’insecticide, des rubans englués pour capturer les mouches, et des brasseurs d’air » énumère Virginie Pabiou. On peut aussi avoir recours aux prédateurs (acariens, mini guêpes…).

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