Aller au contenu principal

Méteils et prairie multiespèce : de savants mélanges pour les chèvres !

En diversifiant les espèces de graminées et de légumineuses, on renforce l’autonomie alimentaire des élevages caprins en sécurisant leurs cultures fourragères.

 © J. Jost
© J. Jost

L’association de différentes espèces de graminées et légumineuses présente de multiples avantages pour améliorer l’autonomie fourragère et la durabilité des systèmes d’élevages. La capacité des légumineuses à fixer l’azote présent dans l’air permet un apport gratuit aux graminées et donc de peu ou pas compléter avec de l’azote minéral. Elle permet également de limiter l’achat d’intrants en apportant directement des protéines par le fourrage utilisé dans la ration des chèvres. Enfin, un nombre plus important d’espèces permet à ce type de prairies de mieux s’adapter à l’hétérogénéité intra-parcellaire du sol et offrir une valeur alimentaire régulière sur la saison. Face au changement climatique et aux variations importantes de température, elle peut contenir des espèces s’adaptant à des périodes de fortes disponibilités en eau et d’autres à la sécheresse.

Cultures bas intrants et vertueuses dans la rotation

À l’échelle des rotations de cultures, la prairie multiespèce et les méteils bénéficient à la structure et à la fertilité des sols. Ils permettent de limiter le développement des adventices et des maladies et présentent des atouts pour l’environnement en augmentant la biodiversité et diminuant les émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit de solutions techniques intéressantes pour répondre aux enjeux des éleveurs de chèvres et de durabilité de la filière : recherche d’autonomie alimentaire et protéique, cultures bas intrants et vertueuses dans la rotation.

Méteils et prairie multiespèce sont donc de savants mélanges, qui dévoilent leurs atouts et se développent chez les éleveurs de chèvres !

Les plus lus

<em class="placeholder">Chevreaux</em>
Plus que deux abatteurs de chevreaux en France
La fermeture de l’atelier d’abattage de chevreaux de Palmid’Or en Saône-et-Loire fragilise un peu plus la filière caprine puisque…
<em class="placeholder">Equipement / récolte des fourrages / pressage de foin / round-baller</em>
Trois phases de séchage pour faire du foin
L’herbe coupée va rapidement perdre son eau les premiers jours puis le séchage va ralentir. Soleil, interventions raisonnées et…
<em class="placeholder">Accéléromètres fixés sur les cornes des chèvres créoles</em>
Des accéléromètres sur les cornes des chèvres créoles
En Guadeloupe, l’Inrae teste des accéléromètres sur les cornes des chèvres créoles pour analyser automatiquement leur…
<em class="placeholder">boucs de race saanen</em>
Des contraintes pour génotyper ses boucs et chèvres
Depuis le début de l’année, les éleveurs ont la possibilité de faire génotyper leurs boucs et leurs chèvres. Une quarantaine d’…
<em class="placeholder">Troupeau de chèvres vu de drone</em>
Elevage : Les ruminants entretiennent la qualité des sols
Par les prairies et les effluents, l’élevage de ruminants contribue au maintien de la matière organique, à la réduction de l’…
<em class="placeholder">Joël et Valérie Forêt, éleveurs dans les Deux-Sèvres, au milieu des chèvres</em>
« En élevage caprin, on ne travaille pas toute l’année 70 heures par semaine ! »
Les éleveurs de chèvres travaillent beaucoup, mais pas toujours jusqu’à 70 heures par semaine. Des éleveurs de Nouvelle-…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Chèvre
Consultez les revues Réussir Chèvre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Chèvre