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Maine-et-Loire : un verger maraîcher comme vitrine de l'Institut Agro

Le système jardin-verger de l’Institut Agro d'Angers est un véritable laboratoire à ciel ouvert animé par des étudiants et support de recherche qui contribue à la transition écologique.

Pédagogie, recherche, contribution à la transition agroécologique, création de liens… Le verger maraîcher de l’Institut Agro d'Angers remplit plusieurs missions. Ce verger maraîcher est géré par un petit club d’étudiants, qui se renouvelle chaque année. Ils y travaillent chaque jeudi après-midi, qui est à l’Institut Agro une demi-journée sans cours, consacré généralement à des activités sportives ou culturelles.

« Ce qui est intéressant d’un point de vue pédagogique, c’est que les étudiants plus âgés forment et encouragent les plus jeunes », souligne Josiane Le Corff, enseignant-chercheur de l’Institut Agro, lors de sa visite dans le cadre de IHC Angers 2022. Ce projet a été lancé en 2015 par un groupe d’étudiants très motivés ainsi que des équipes techniques et des enseignants. Un verger en agriculture conventionnelle existait au sein de l’école, où toute utilisation de pesticides avait cessé depuis 2010. L’idée a consisté à le transformer en verger agroécologique, qui associe désormais arboriculture et maraîchage, sur environ 1 500 m2.

Une vitrine de spécificités de l’école

« Les principaux objectifs du verger maraîcher sont d’être une vitrine des spécificités de l’établissement, l’horticulture et le paysage, a expliqué Mickaël Delaire, enseignant-chercheur de l’Institut Agro, à un groupe de chercheurs du monde entier. Il a aussi comme buts d’optimiser les processus de régulation agroécologiques, de s’adapter au changement climatique, de constituer un lieu d’expérimentation et d’innovation, et enfin de devenir un lieu de convivialité ». Le projet s’est passé en plusieurs étapes : les étudiants ont d’abord effectué un état des lieux des arbres, du sol et de la biodiversité. Ils ont ensuite discuté sur le choix des techniques et des végétaux pour les planches de maraîchage, sur les méthodes d’irrigation, sur la fertilisation…

Leur objectif était de promouvoir la biodiversité et de tenir compte de l’impact des arbres sur les cultures, et des cultures sur les arbres. Puis est venue l’étape de plantation et production proprement dite, suivie d’une dernière étape d’observations et de mesures, destinée à comprendre les interactions entre arbres et cultures maraîchères. A travers ce projet, c’est une pédagogie dans l’action qui se met en place. Les étudiants sont directement et très concrètement exposés à des soucis de production, de prédateurs, de mauvaises herbes. « S’ils se trouvent confrontés à des problèmes, ils viennent nous trouver pour que nous discutions et cherchions ensemble des solutions », détaille Mickaël Delaire.

Une forêt comestible a été plantée

Une forêt comestible, appelée encore en anglais « garden forest », est en devenir à côté du verger maraîcher sur une autre parcelle d’environ 2 000 m2. Elle n’a encore de forêt que le nom puisque les jeunes arbres ont été plantés à l’automne dernier. Le principe ? Au lieu d’un verger standard disposé en rangs, les étudiants ont imaginé et dessiné une forêt avec des blocs carrés composés de différents mélanges d’arbres fruitiers, d’arbustes, des légumes et de plantes ou arbres fixateurs d’azote. Un bloc sera, quant à lui, consacré à un espace détente.

Agriculture urbaine

Un groupe de scientifiques du congrès IHC 2022 a également visité le démonstrateur urbain situé sur le toit de la Chambre d’agriculture. Ce site est composé de bacs de culture en toile (86 bacs pour environ 80 m² de SAU) et d’un bassin aquaponique.

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