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L’œnotourisme peut représenter jusqu’à 38 % du chiffre d’affaires des domaines viticoles

Les prestations œnotouristiques représentent 1 à 38 % du chiffre d’affaires des entreprises viticoles interrogées par Agrex Consulting l’an dernier. Hors vente de vin supplémentaire.

<em class="placeholder">Répartition du chiffre d’affaires par activité et par type d’entreprise viticole (en %)</em>
Pour les domaines interrogés, les prestations œnotouristiques (hors vente de vin) sont une activité non négligeable.
© FranceAgriMer
 

Un poids qui varie selon les activités proposées

Les activités (payantes) d’œnotourisme représentent en moyenne 8 % du chiffre d’affaires des domaines viticoles ayant répondu à l’enquête réalisée par Agrex Consulting à la demande de FranceAgriMer (1). Cette moyenne cache de fortes disparités en fonction du type d’activité proposée : de 1 % pour une activité « classique » (visite et/ou dégustation) à 38 % pour les domaines ayant particulièrement misé sur l’œnotourisme : restauration, hébergement, évènementiel. Cette part s’élève à 4 % pour les vignerons proposant un hébergement.

(1) L’échantillon, qui comprend 98 répondants particuliers, coopératives ou négoces en Bordelais, Champagne et vallée du Rhône, n’est pas représentatif de l’ensemble des domaines viticoles français, mais apporte un éclairage chiffré sur les potentialités de l’activité œnotouristique. Une description détaillée des six cas-types est consultable sur le site de FranceAgriMer.

La présence d’un hébergement favorise les achats de vin

Dans cette étude, la part de la vente directe de vin chez les vignerons hébergeurs atteint 42 % contre 30 % pour les domaines « classiques » n’ayant pas d’hébergement. Ce différentiel semble indiquer que la présence d’un hébergement favorise les achats de vin à la propriété en générant du trafic et en incitant les visiteurs à acheter à la fin de leur séjour. Cette tendance est confirmée par les répondants qui soulignent que le temps consacré à l’accueil et à l’échange est un facteur clé dans la concrétisation de la vente. Les vignerons hébergeurs reçoivent en moyenne 1 680 visiteurs par an, soit 40 % de plus que les « classiques ».

Un panier œnotouristique moyen de 24,40 euros

Parmi les répondants, les seules prestations œnotouristiques génèrent un chiffre d’affaires moyen de 24,40 euros par visiteur, avec des écarts selon les régions : 18,60 euros en vallée du Rhône, 26,60 euros en Bordelais et 27,70 euros en Champagne. Ce chiffre n’inclut pas les ventes directes de vins pouvant résulter des visites. Les entreprises interrogées reçoivent en moyenne 6 785 visiteurs par an. Après une visite ou une dégustation, les ventes directes de vin sont très hétérogènes. Toutefois, 42 % des caves particulières et 25 % des caves coopératives ou négoce déclarent vendre au moins un carton de six bouteilles à chaque visite.

Le temps de travail, principal frein au développement de l’œnotourisme

Parmi les freins évoqués pour le développement de l’activité œnotouristique, le temps et l’énergie nécessaires, le manque de personnel ou la difficulté de recrutement apparaissent comme prépondérants (cités par 38 % des répondants). Le manque d’attractivité du lieu arrive loin derrière. Quant aux critères de réussite, outre la qualité de l’accueil, l’ouverture le week-end et la flexibilité sur les horaires constituent un atout.

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