Les transporteurs, victimes de la colère agricole, appellent à l’aide

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A Quimper, 40 bennes de terre ont été déversées sur la voie express, rendant la circulation impossible. Les transporteurs sont bloqués. Crédits : © Alex Bargain sur Instagram

Barrages, blocages, déviations, camions vidés, les transporteurs sont très touchés par le mouvement des agriculteurs en colère. « Nos entreprises subissent des blocages inacceptables de leur activité, tant sur les axes routiers que sur les sites logistiques et autour des places portuaires et aéroportuaires », alerte dans un communiqué l'Union des Entreprises de Transport et de Logistique de France (Union TLF). Au 31 janvier, le syndicat recensait ainsi sept points de blocages en Île de France, dont trois se rapprochaient de Paris, mais aussi des centaines d’actions partout en France, notamment l’Est et le Sud. 

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Des camions vidés de produits étrangers

La question des « vérifications » menées par les manifestants dans les camions frigorifiques est un point de crispation, avec des cargaisons parfois déroutées pour les produits importés, ce qu’a dénoncé Jean-Marc Rivera, patron de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE).

Une demande d’aides, notamment fiscales

Les opérateurs du secteur demandent des aides très rapidement, comme l’étalement d’échéances fiscales et sociales, des exonérations de cotisations sur les heures de travail engendrées par les blocages et le prolongement des délais de remboursement des prêts garantis par l’État.

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Les transporteurs espagnols inquiets pour leur sécurité face aux agriculteurs

La Fédération espagnole des producteurs et exportateurs de fruits et légumes a dénoncé dans un communiqué en fin de semaine les manifestations des agriculteurs français, qui entravent la libre-circulation. C'est au tour de la Confédération espagnole du transport de marchandise (CETM) de s'indigner, dans un communiqué,   "Tous les jours, nos camions sont dévalisés et pillés (...) Les chauffeurs ont peur de circuler car les manifestants les menacent et les insultent". Ils évoquent des actions violentes, des insultes et le manque de soutien des forces de l'ordre françaises. 

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