Barrages, blocages, déviations, camions vidés, les transporteurs sont très touchés par le mouvement des agriculteurs en colère. « Nos entreprises subissent des blocages inacceptables de leur activité, tant sur les axes routiers que sur les sites logistiques et autour des places portuaires et aéroportuaires », alerte dans un communiqué l'Union des Entreprises de Transport et de Logistique de France (Union TLF). Au 31 janvier, le syndicat recensait ainsi sept points de blocages en Île de France, dont trois se rapprochaient de Paris, mais aussi des centaines d’actions partout en France, notamment l’Est et le Sud.
La question des « vérifications » menées par les manifestants dans les camions frigorifiques est un point de crispation, avec des cargaisons parfois déroutées pour les produits importés, ce qu’a dénoncé Jean-Marc Rivera, patron de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE).
Une demande d’aides, notamment fiscales
Les opérateurs du secteur demandent des aides très rapidement, comme l’étalement d’échéances fiscales et sociales, des exonérations de cotisations sur les heures de travail engendrées par les blocages et le prolongement des délais de remboursement des prêts garantis par l’État.
🚛 Les transporteurs dénoncent des "blocages inacceptables" 💬 "On a des TPE qui perdent plus de 5 000 € par jour", déclare Olivier Poncelet, délégué général de l'Union des entreprises de transport et logistique de France (Union TLF)#ApollineMatinpic.twitter.com/jGU7oYi9Yb