Le vignoble des côtes d’Auvergne orchestre sa renaissance
Désireux de sortir de l’ombre, les vins de côtes d’Auvergne se dotent de nouveaux outils. Le syndicat mise entre autres sur sa cartographie des terroirs ainsi que sur une SCIC pour structurer le vignoble, assurer son développement et bâtir son avenir.
Désireux de sortir de l’ombre, les vins de côtes d’Auvergne se dotent de nouveaux outils. Le syndicat mise entre autres sur sa cartographie des terroirs ainsi que sur une SCIC pour structurer le vignoble, assurer son développement et bâtir son avenir.
Le vignoble auvergnat a le vent dans le dos. « Il connaît actuellement une forte dynamique d’installation, portée par son potentiel d’adaptation au changement climatique et la typicité affirmée de ses vins », expose le syndicat AOP côtes d’Auvergne. Fort de cette dynamique, le vignoble entend saisir la balle au bond pour sortir de la discrétion et s’imposer comme une région incontournable du paysage vinicole français.
Les vins d’AOP côtes d’Auvergne disposent désormais d’une cartographie de caractérisation des terroirs
Le syndicat a lancé pour cela de nombreux chantiers. Sur la forme, il s’est doté d’une nouvelle identité visuelle. Sur le fond, il vient d’acquérir une cartographie complète de caractérisation des terroirs, réalisée par l’IFV. Une étude qui révèle que l’Auvergne est le seul vignoble au monde à s’épanouir sur quatre grandes formations volcaniques, que sont les basaltes, les pépérites, la pouzzolane et les pierres ponces. En découlent des cartes thématiques claires et opérationnelles mettant en avant les atouts agronomiques et contraintes spécifiques de chaque zone.
« Dans 10 ans, l’Auvergne sera un vignoble de climats », pressent Jean-Baptiste Deroche, vigneron auvergnat et président de l’association pour la promotion des terroirs volcaniques Vinora. En effet, la cartographie de l’IFV fait état de près de 100 unités de terroirs sur les 350 hectares des dénominations AOP côtes d’Auvergne et IGP puy-de-dôme. En attendant, cet outil technique devrait permettre aux viticulteurs d’être plus pertinents dans leur choix de porte-greffe ou de cépage et d’accompagner la montée en gamme.
Une SCIC pour acquérir du foncier en installer des nouveaux vignerons en côtes d’Auvergne
D’autre part, la Fédération viticole du Puy-de-Dôme est en train de structurer une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) pour acheter, stocker et redistribuer du foncier pour aider les installations de jeunes vignerons. « Nous avons eu coup sur coup deux projets sérieux qui ont avorté faute de terres, aussi nous avons décidé d’agir », retrace Gilles Vidal, président du syndicat. Ce dernier espère que le vignoble puisse atteindre, à terme, 600 hectares. Une taille critique pour répondre aux ambitions fixées. La Safer, qui œuvre conjointement sur le dossier, doit lancer prochainement un travail de recherche de parcellaire abandonné et intéressant pour la vigne et contacter les propriétaires.