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Le projet Mexavi évalue l’intérêt des extraits de plantes pour les volailles

La méthode Mexavi a été développée pour aider à faire les bons choix des extraits de plantes capables de renforcer les défenses naturelles des volailles.

Champ de mélisse dans le Maine et Loire © ITEIPMAI
Champ de mélisse dans le Maine et Loire
© ITEIPMAI

Les extraits de plantes utilisés en tant qu’additif dans l’alimentation des volailles connaissent un engouement croissant. Grâce à leurs propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes ou immunostimulantes, ils constituent des solutions intéressantes pour soutenir le bon fonctionnement de l’organisme. Par conséquent, ils peuvent prévenir l’usage des antibiotiques. Toutefois, le développement de leur utilisation est freiné en partie par le manque de références robustes et de méthodes d’évaluation adaptées. Les résultats d’essais disponibles sont peu reproductibles et parfois contradictoires. Plusieurs partenaires(1) se sont associés autour du projet Mexavi pour proposer une démarche permettant une évaluation solide et fiable des plantes candidates. La méthodologie développée permet de choisir les plantes efficaces pour renforcer le statut immunitaire, inflammatoire et oxydant des volailles, en tenant compte des contraintes de fabrication des aliments.

Une démarche pas à pas

Cette démarche « pas à pas » se déroule en cinq étapes :

- Sélectionner des extraits végétaux à partir de la bibliographie et, grâce à des grilles de lecture, ceux potentiellement intéressants pour renforcer les défenses naturelles des volailles ;

- Caractériser les produits candidats et mesurer leur stabilité au cours des process de fabrication des aliments et lors de leur conservation ;

- Vérifier l’innocuité cellulaire à l’aide d’une méthode in vitro ;

- Mesurer le comportement alimentaire des volailles pour évaluer l’impact des extraits ;

- Confirmer les capacités de stimulation des défenses naturelles et mesurer l’impact sur les performances zootechniques en conditions pré et post-éclosion peu favorables.

Mise à disposition des entreprises de la nutrition animale, la méthode Mexavi pourra servir de fil conducteur aux services recherche-développement dans le choix, la mise au point et l’évaluation de leurs futurs produits phytogéniques. Le premier plan Écoantibio a permis de réduire de 37 % l’utilisation des antibiotiques vétérinaires entre 2012 et 2016. Le second plan cherche à inscrire cette réduction dans la durée, en favorisant le développement de stratégies, telles que les extraits de plantes, permettant de préserver et renforcer la santé des animaux.

(1) Programme porté par l’institut technique interprofessionnel des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles et l’Itavi en collaboration avec l’Inrae, l’Itab et Nutricia. Les partenaires associés sont Snia, Coop de France et les vétérinaires de la SNGTV

La mélisse et le ginseng renforcent les défenses naturelles

Une dizaine d’extraits de plantes a été passée au crible de Mexavi. La mélisse et le ginseng ont passé avec succès les quatre premières étapes. La dernière étape a confirmé leurs capacités anti-inflammatoire et antioxydante et a étudié leur impact sur les performances zootechniques de poulets de chair en conditions peu favorables. L’ajout d’extrait de Mélisse améliore le statut antioxydant des animaux et leurs performances pendant la phase de croissance (poids vif, gain moyen quotidien et efficacité alimentaire). Quant à l’extrait de ginseng, il démontre une activité anti-inflammatoire après deux semaines d’élevage.

Un colloque d’échanges le 22 octobre 2020

L’Iteipmai et l’Itavi organisent un colloque le 22 octobre à Inrae de Nouzilly (37) pour diffuser les résultats du projet Mexavi et ouvrir le dialogue entre chercheurs, producteurs d’extraits, firmes services, fabricants d’aliments, vétérinaires et organisations de production. Ces travaux seront discutés avec les utilisateurs pour envisager les mises en œuvre directes et les pistes à poursuivre. En savoir plus : Intérêt des plantes en aviculture : comment passer de la croyance à la science ? 

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