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« Le marché intérieur néerlandais demande du porc mâle entier »

Frans van Dongen, COV. « La part de porcs mâles entiers n’augmentera plus aux Pays-Bas.»
Frans van Dongen, COV. « La part de porcs mâles entiers n’augmentera plus aux Pays-Bas.»
© COV

Aux Pays-Bas, 60 % des porcs mâles abattus ne sont pas castrés. « 100 % de la viande fraîche vendue dans le pays et une partie des viandes transformées proviennent de carcasses de mâles entiers », affirme Frans van Dongen, représentant du COV (abattage et transformation) à Bruxelles. En effet, les consommateurs sont demandeurs de produits Beter Leven, un label néerlandais pour le bien-être animal qui garantit l’absence de castration. « Plusieurs transformateurs demandent aussi des viandes de porcs entiers pour la même raison, et aussi accessoirement pour baisser le taux de gras des produits de mélange. » Les carcasses sont toutes contrôlées à l’abattoir par des nez humains qui garantissent l’absence d’odeurs sexuelles. « Ce contrôle est obligatoire et inclus dans le système de qualité national », précise Frans van Dongen. Les 3 à 4 % de carcasses malodorantes sont destinés à la transformation dans des processus de traitements thermiques. Malgré ce contrôle, le représentant de l’aval de la filière néerlandaise estime que la part de mâles entiers dans la production du pays n’augmentera plus. « Le marché intérieur est saturé et les clients à l’export refusent cette viande. » Selon l’Ifip, certains éleveurs auraient même recommencé à castrer leurs porcs, suite à la perte du marché allemand qui absorbait une partie des mâles entiers produits aux Pays-Bas avant l’arrivée de la peste porcine.

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