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Un partenariat constructif entre Système U/Schreiber et les éleveurs

Basé sur le cahier des charges Bleu Blanc Cœur, du non-OGM, du pâturage et du bien-être animal, ce projet lorrain donne du souffle dans une zone laitière en déprise.

Dans cette usine seront désormais fabriqués la totalité des yaourts et desserts lactés à base de lait de vaches commercialisés sous marque U (hors bio).
© Schreiber

L’américain Schreiber avait annoncé la couleur quand il avait mis les pieds en France en 2017, en reprenant l’usine de Cléry-le-Petit du groupe Bel dans la Meuse. Il comptait investir dans la construction d’un nouvel atelier d’ultrafrais en partenariat avec Système U, tout en développant l’activité fromages sous marques distributeurs. Cette annonce dans un marché de l’ultrafrais très bataillé avait fait grand bruit. Le projet est aujourd’hui en passe d’aboutir. Une première vague de production va démarrer en avril, l’atelier sera inauguré en juin et les quatre lignes de production (yaourts étuvés, yaourts brassés, fromages frais et desserts lactés) seront opérationnelles en septembre.

60 millions de litres et 90 producteurs

La totalité des yaourts et desserts lactés commercialisés sous marque U (hors bio) seront désormais fabriqués dans cette usine. Le lait sera produit sous un cahier des charges coconstruit par Système U, Schreiber et les éleveurs. Quatre-vingt-dix producteurs et 60 millions de litres de lait sont concernés par ce partenariat. Le lait répondra au cahier des charges Bleu Blanc Cœur qui garantit une qualité nutritionnelle avec un équilibre oméga 3/oméga 6 ; il devra aussi être produit par des vaches nourries avec des aliments sans OGM et mises au pâturage (3 mois -720 h par an - minimum 5 ares par vache). S’ajouteront, dans une logique de démarche de progrès, des indicateurs de bien-être animal. Une dimension jugée essentielle car importante aux yeux du consommateur, soulignent aussi bien Schreiber que Système U. Un groupe de douze éleveurs ambassadeurs teste depuis octobre le cahier des charges. C’est le cas de Laurent Rémy, éleveur dans la Marne. « On est dans une zone en déprise laitière. Ce projet concret amène un souffle nouveau, une éclaircie, car on avait des doutes sur la pérennité de l’usine ; il nous permet d'aller de l'avant ", affirme-t-il, en soulignant " l'importance pour les producteurs d'être associés aux discussions sur les cahiers des charges ».

Une contractualisation sur 5 ans

« Nous avons contractualisé avec les éleveurs sur une durée de 5 ans », explique Stéphane  Ringard, directeur général Schreiber France. Système U s’est de son côté engagé avec Schreiber avec un contrat de 9 ans sur un volume de 60 millions de litres de lait et une mécanique de prix. « Nous avons fait le choix de travailler avec un seul fournisseur et une seule usine pour avoir un processus d’élaboration unique. Il n’est pas possible en travaillant avec plusieurs fournisseurs d’avoir exactement le même produit », précise Thierry Desouches, responsable relations extérieures de Système U. L’enseigne a un partenariat de longue date avec l’association Bleu Blanc Cœur. 100 % du lait sous marque U en bouteille, soit 65 millions de litres de lait, sont déjà produits sous cahier des charges Bleu Blanc Cœur en partenariat avec la Laiterie Saint-Denis-de-l’Hôtel.

À terme, l’usine aura la capacité de transformer en ultrafrais 80 millions de litres de lait. Les 20 millions de litres hors contrat devront trouver un marché dans d’autres pays, car le contrat signé avec Schreiber donne à Système U l’exclusivité sur le marché français. Schreiber détient par ailleurs six autres usines d’ultrafrais en Europe (Espagne, Canaries, Portugal, République tchèque) et une usine de fromages en Allemagne. Ce spécialiste des marques de distributeurs a bâti le même type de partenariat qu’avec Système U en Espagne avec Mercadona.

Une référence au prix FAM toutes catégories

Les éleveurs seront rémunérés au prix FranceAgriMer (FAM) toutes catégories (en moyenne 15 €/1 000 l au-dessus du prix FAM du lait conventionnel) auquel s’ajoutera une prime destinée à compenser le surcoût lié au respect du cahier des charges. Sauf si le prix FranceAgriMer toutes catégories descend en dessous de 320 €/1 000 l, auquel cas les éleveurs toucheront 320 € plus la prime.

Chiffres clés

Schreiber en France, c’est :

130 millions de litres de lait
200 éleveur producteurs
320 salariés à terme
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