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Un marché incertain pour cet automne

Les guerres commerciales et l'été chaud et sec vont perturber les marchés. Reste à évaluer l'ampleur des impacts.

Les marchés semblaient plus équilibrés en juillet-août, sans toutefois être meilleurs que l'été 2017. La cotation poudre de lait écrémé s'était redressée jusqu'en juin grâce à une demande mondiale dynamique et à des fabrications qui avaient marqué le pas au printemps aussi bien dans l'Union européenne qu'aux États-Unis. Mais elle a baissé sur le mois de juillet. Les stocks restent élevés dans l'UE et aux USA. Et les guerres commerciales perturbent les marchés. "La politique de Trump a fâché le Mexique, la Chine et le Canada, trois gros clients de l'industrie laitière américaine. Leurs débouchés historiques se ferment, ils ont trop de lait et leurs stocks se sont étoffés en poudres, fromages et même en beurre. Ils se reporteront sur d'autres marchés ; c'est un risque d'alourdissement du marché mondial, détaillait Gérard Calbrix, économiste à Atla, en juillet dernier. Et l'Inde annonce avoir de gros stocks de poudres de lait, et veut en exporter environ 70 000 tonnes d'ici la fin de l'année". D'un autre côté, en réhaussant ses droits de douane de 25% sur les poudres de lait et le beurre, la Chine peut constituer une opportunité pour les Européens et la France.

Les cours du beurre devraient remonter

Côté beurre, avec toujours de faibles disponiblités sur les marchés, les cours devraient remonter d'ici la fin de l'année. Il y a eu une baisse des cours entre juin et août, liée à "un jeu spéculatif des traders qui ont fait baisser le prix sur l'été (5300 €/t début août, ce qui reste élevé) pour revendre à meilleur prix cet automne", détaille Gérard Calbrix. Il y a de nouveaux intervenants attirés par la très bonne valorisation du beurre. "Ce sont des volumes faibles, mais qui contribuent à détendre les prix, commente Gérard You, économiste à l'Institut de l'élevage. Par exemple, l'Ukraine et l'Inde ont respectivement multiplié par 4 et par 2 leurs exportations au premier trimestre."

Au jour où nous mettions sous presse (17 août), il était trop tôt pour évaluer l'impact qu'aura l'été chaud et sec sur la production laitière européenne, l'état du cheptel et les stocks fourragers de cet hiver. 

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