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Semences de dérobées : davantage d’associations de légumineuses avec ray-grass et moins de méteils

Les semenciers proposent des mélanges avec une multitude d’espèces et de variétés pour assurer rendement et qualité des dérobées. Avec ces mélanges tout terrain, ils espèrent répondre aux besoins de chaque région et aux différentes conditions météorologiques.

<em class="placeholder">Parterre de présentation des fourrages au salon de l&#039;herbe</em>
Le nombre d'espèces présentes dans les mélanges de dérobées proposés par les semenciers a augmenté afin de répondre aux différentes conditions de culture.
© K. Foilleret

Pour les semenciers, les dérobées sont un marché en forte demande. Pour répondre aux besoins des éleveurs, ils étoffent leur gamme de mélanges, privilégiant les associations ray-grass-trèfle aux méteils. Chaque année étant différente, l’objectif est d’obtenir un mélange capable de s’adapter à toutes les situations.

<em class="placeholder">Mélange RAGT Silo TIP TOP</em>
« Nos mélanges associent les meilleures variétés de chaque espèce pour s'adapter à différents systèmes de culture et conditions climatiques », indique Tristan Jacquin, RAGT. © T. Jacquin

Une base de RGI et des légumineuses

« Avec les dérobées, les éleveurs ont pour objectifs d’avoir du rendement, de la MAT et un fourrage digestible. Les associations fourragères à base de ray-grass italien sont le bon compromis pour répondre à ces besoins », souligne Baptiste Ringo, chef produit chez Semental.

L’ensemble des semenciers présentent dans leur catalogue des mélanges ray-grass avec différents trèfles ou de la vesce. « Dans nos récents mélanges, pour assurer de bonnes valeurs alimentaires, nous avons sélectionné trois espèces de trèfle. Nous utilisons aussi de la vesce pour maximiser la présence de légumineuses. Le ray-grass non-alternatif, réputé moins agressif, est privilégié, expose Tristan Jacquin, chef des ventes fourragères chez RAGT Semences. Cela nous permet d’envisager des valeurs à 20 % de MAT et 1 UF en prenant un rendement un peu moindre qu’avec un RGI en pur. » La tendance est à la diversification des espèces fourragères pour pouvoir répondre à différentes conditions de cultures et pour tirer le meilleur de chaque espèce.

Des variétés testées en mélange

Édouard Debled, responsable développement fourragères et intercultures chez Semences de France, complète : « Nous testons les différentes variétés en pur et en mélanges car les réactions ne sont pas les mêmes. On observe une sorte de synergie entre les espèces quand elles sont associées en mélange. Ensuite, nous adaptons les mélanges au niveau des espèces et de leur densité en fonction des régions. Notre objectif est d’avoir une gamme très large pour répondre aux besoins des éleveurs. »

Au-delà des espèces, la diversification des mélanges passe aussi par le choix de plusieurs variétés d’une même espèce. « Dans nos mélanges, nous avons fait le choix de multiplier les variétés à chaque fois afin de sécuriser le plus possible les fourrages », complète Laurent Cipière, responsable business clients pour Cérience.

Davantage de mélange ray-grass-trèfle que de méteil

Les mélanges ray-grass-légumineuses sont davantage recherchés par les éleveurs. La partie méteil est aussi proposée chez les semenciers, même si pour certains les méteils sont moins prioritaires.

« Les méteils ont plus tendance à être faits maison », justifie Frédéric Lievens, directeur marketing chez Semences de France. Dans les catalogues vont être proposés des mélanges de légumineuses qui pourront ensuite être associés avec des céréales, par les éleveurs.

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