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Salon de l’agriculture : prix du lait et Pac au cœur des préoccupations de la FNPL

Deux gros points de vigilance ont été mis en avant pour 2020 par la FNPL lors d’une conférence de presse au salon de l’agriculture le 25 février. Le premier est la nécessaire structuration  du prix du lait, avec la prise en compte du prix de revient dans les formules de prix. Le second est la future Pac qui doit donner des signes en faveur de l’élevage. 

© J.C. Gutner

Effet des EGA et de la loi Egalim : 

"Les annonces de certains industriels et distributeurs montrent que les EGA ont plutôt un impact positif sur les négociations commerciales 2020 », a commenté Thierry Roquefeuil, président de la FNPL en conférence de presse. La plus large prise en compte des marques de distributeurs va dans le bon sens. En 2019, l’impact EGA avait été estimé par le syndicat à 20€/1000 l sur le marché intérieur (environ 50% des volumes), soit 10€/1000 l sur la totalité du lait français. Au-delà des négociations  commerciales, il y a un vrai chantier à mener autour de la structuration du prix du lait en 2020 : « les industriels privés et les coopératives doivent prendre en compte le prix de revient dans les formules de prix  si l’on veut que les EGA servent d’amortisseurs lors de la prochaine crise,» insiste Michel Lacoste secrétaire général adjoint de la FNPL. Le syndicat regrette que le président de la République, lors de sa visite du Salon de l’Agriculture, ne soit pas passé sur le stand de l’interprofession laitière France Terre de Lait. Car pour Thierry Roquefeuil, « derrière les EGA , il faut une logique européenne, et elle doit être  soutenue par les publics français ».

Négociations de la future Pac :

« La convergence des aides de la Pac tire les aides des producteurs de lait vers le bas. Si nous voulons garder de l’élevage sur les exploitations, notamment dans les territoires difficiles, il faut que la future Pac donne des signes en faveur de l’élevage », plaide-t-il. Pour la FNPL, orienter en France une partie des aides à l’actif ne pourra être la solution : « cela obligerait au préalable à faire adopter cette mesure au niveau européen, ce qui réduirait drastiquement le niveau des aides attribuées à la France  compte-tenu du nombre d’actifs important dans les pays de l’Est ».

Le syndicat regarde plutôt du côté du green deal. Il reste à trouver le moyen de valoriser au niveau de la future Pac la dynamique autour de l’environnement, du bien-être animal… engagée dans les élevages. « Tout le travail que nous avons fait sur les exploitations et les engagements pris au niveau de France terre de Lait doivent  nous servir dans le cadre du green deal et face aux attaques sur la nouvelle Pac », a-t-il souligné.  « Le consommateur a besoin de savoir comment on travaille ». C’est le sens du socle France Terre de lait qui s’applique à tout le lait français, et dans lequel un certain nombre d’engagements ont été pris notamment par rapport à l’environnement et au bien-être animal.

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