Salon de l’Agriculture 2026 : « Même ici, il faut faire attention à l’origine France des produits laitiers ! », ironise la FNPL
Trois produits laitiers fabriqués en dehors de l’Hexagone s’étaient glissés dans la vitrine du stand des produits laitiers du SIA 2026. Au-delà de l’anecdote, la FNPL demande la mise en place d’un logo origine France pour les produits laitiers. Les coopératives laitières et la grande distribution sont prêtes à avancer sur le sujet.
Trois produits laitiers fabriqués en dehors de l’Hexagone s’étaient glissés dans la vitrine du stand des produits laitiers du SIA 2026. Au-delà de l’anecdote, la FNPL demande la mise en place d’un logo origine France pour les produits laitiers. Les coopératives laitières et la grande distribution sont prêtes à avancer sur le sujet.
« Nous avons déréférencé les produits étrangers qui étaient exposés sur le stand de l’interprofession laitière », ironise Stéphane Joandel, secrétaire général de la FNPL lors d’un point presse le 21 février pour l’ouverture du salon de l’Agriculture 2026. En cause : des skyrs produits en Slovénie et des yaourts protéinés venus d’Espagne exposés dans la vitrine du Cniel dans le hall 1 du Parc expo de la Porte de Versailles à Paris.
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Même les consommateurs les plus consciencieux peinent à trouver l’information de l’origine des produits laitiers
« Les entreprises sont très inventives pour désinformer les consommateurs, expose Marie-André Luherne, vice-présidente de la FNPL. Même moi je me suis fait avoir en supermarché ! Même avec toute la bonne volonté du monde le consommateur a dû mal à s’y retrouver. »
Le syndicat défend la mise en place d’un logo pour l’origine française du lait sur les produits laitiers. Il espère trouver un accord au sein de l’interprofession même si « une entreprise familiale » bloque encore le projet, appuie Stéphane Joandel. L’idée est d’afficher un logo ‘collecté et transformé en France’ comme cela se fait déjà sur le lait liquide. « Les coopératives et la grande distribution sont favorables. A défaut d’accord interprofessionnel, nous avancerons avec elles », assure Yohann Barbe, président de la FNPL.
Défendre la MPA agricole dans les box de négociation
Outre l’avantage pour le consommateur, le syndicat y voit aussi un intérêt lors des négociations commerciales. « Cela permet de bien tracer l’origine de la matière première agricole (MPA), explique Yohann Barbe. Dans les box de négociation, cela sera origine France ! » D’où l’ambition d’accélérer la cadence et d’aboutir en mai, afin d’être prêt pour les prochaines négociations commerciales.
Lundi 23 février, un observatoire de l’origine sera lancé par la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs.