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Prix du lait : l’Unell et Lactalis revoient leur formule de calcul

L’association d’organisation de producteurs laitiers, l’Unell, et Lactalis sont parvenus à un accord en médiation. La formule évolue avec une plus grande prise en compte du prix de revient des éleveurs. Côté volumes, c’est le flou.

camion de collecte arrivant sur une usine Lactalis
© J. Pertriaux

La médiation entre l’association d’organisation de producteurs laitiers, l’Unell, et Lactalis a porté ses fruits. « Les parties s’accordent sur une évolution de la formule de calcul du prix du lait et sur un travail à mener pour réduire l’exposition aux marchés des produits industriels », expliquent les deux parties dans un communiqué de presse commun du 4 avril.

Lire aussi : Quelles sont les propositions de l’Unell que Lactalis refuse ?

Pour le mois d’avril 2024, le prix du lait de Lactalis est fixé à 425€ /1000 l en prix de base à 38/32. Les prix du lait de mai et juin devrait être connus très prochainement.

« Ce n’est pas l’euphorie car cela ne correspond pas à nos objectifs de départ mais c’est un résultat acceptable et c’est positif que la médiation aboutisse », explique Yohann Serreau, président de l’Unell à Réussir Lait.

La formule de calcul du prix du lait, utilisée par Lactalis et l’Unell, est composée pour 

  • 50 % de PGC France qui correspond aux produits de grande consommation vendus en France 

  • 20 % de PGC Export qui correspond aux produits de grande consommation vendus à l’export

  • 30 % de produits industriels qui correspond aux marchés des « commodités laitières » 

Plus de prix de revient dans la formule de prix

Concrètement, le « prix de revient agricole » est revalorisé de 15€/1000l à 475€/1000l le 38/32. « Nous nous sommes basés sur évolution de l’indice Ipampa, du smic et des charges non incluses dans l’Ipampa », décrypte Yohann Serreau.

Sa part dans le calcul du prix du lait prend également plus d’importance. Le prix de revient comptera désormais pour 70 % de la part PGC France de la formule de prix du lait de Lactalis alors qu’il en représentait la moitié jusque-là.

En attente de l’indicateur beurre-poudre interprofessionnel

Côté produits industriels, en attendant que l’interprofession republie un indicateur beurre-poudre, il sera pris en compte une « baisse des coûts de transformation de Lactalis dans la valorisation du lait transformé en produits industriels ». Conséquence : un léger coup de pouce pour le prix du lait payé aux producteurs adhérents de l’Unell.

Un travail sur la collecte ? 

Le communiqué mentionne également qu’« un travail doit être mené sur les volumes collectés, afin de réduire l’exposition au marché des produits industriels et veiller à ce que le prix moyen du lait soit moins sensible aux aléas des cours mondiaux » . Doit-on comprendre que la collecte doit baisser pour pouvoir améliorer le prix du lait ?

« Nous demandons des précisions », fait savoir le président de l’Unell. Du côté de Lactalis, on assure qu’il s’agit d’une réflexion qui doit mener à un travail de long terme car l’exposition aux marchés internationaux n’est satisfaisante pour aucunes des deux parties.

Dans une France où la ressource laitière diminue, des concurrents de Lactalis se disent prêts à recruter de nouveaux éleveurs. « Nous ne nous fermons pas de porte suivant les objectifs de Lactalis. » 

 

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