Aller au contenu principal

Prix du lait : l’OP Saint-Père exaspérée par Les Mousquetaires

Alors qu’Intermarché (Les Mousquetaires) se targue d’accepter des hausses de tarifs sur les produits laitiers, l’organisation de producteurs Saint-Père cherche à trouver un accord qui permettra de revaloriser le prix du lait avec la laiterie Saint-Père appartenant au groupement Les Mousquetaires.

La brique de lait Merci! est depuis juillet à 0,92 €/l, avec un prix primes comprises garanti aux éleveurs de 480 €/1000 l pour un lait en non-OGM, avec du pâturage.
La brique de lait Merci! est depuis juillet à 0,92 €/l, avec un prix primes comprises garanti aux éleveurs de 480 €/1000 l pour un lait en non-OGM, avec du pâturage.
© Intermarché

L’OP Saint-Père (250 exploitations adhérentes, 181 millions de litres de lait) peine à conclure un accord-cadre avec la Laiterie Saint-Père, qui appartient au groupement Les Mousquetaires (Intermarché). « L’industriel décide seul du prix du lait, qui reste insuffisant par rapport à nos coûts de production et à l’évolution de l’Ipampa », indique Elodie Ricordel, présidente de l'OP. Le prix de base d’août est à 420 €/1000 l, et depuis janvier, le prix de base moyen est de 397 €/1000 l, ce qui en fait un des prix du lait les plus bas par rapport aux autres laiteries.

Une situation inacceptable pour l’OP alors que le 24 août, Intermarché (Les Mousquetaires) écrivait qu’elle avait signé des accords tarifaires à la hausse avec les transformateurs laitiers, et qu’elle avait accepté l’intégralité des hausses de matières premières agricoles (MPA), ainsi qu’une partie des hausses de matières premières industrielles (MPI).

Des demandes de hausses trop timorées ?

Alors l’OP s’interroge : « Si Intermarché a bien accepté l’intégralité des hausses de MPA, cela signifie-t-il que la laiterie n’a pas eu l’ambition d’afficher un prix du lait plus élevé ? » Difficile de savoir. « En tout cas, lors de nos échanges, on nous fait souvent entendre qu’il ne faut pas trop faire évoluer le prix au consommateur, rappelle Elodie Ricordel. Nous en avons plus qu’assez d’être une variable d’ajustement, et de passer toujours en dernier dans la répartition de la valeur ! »

Pas de chèque Merci ! au titre du 1er semestre 2022

Par ailleurs, « nous n’aurons pas de chèque Merci ! sur le 1er semestre 2022 », indique Elodie Ricordel. Le principe est de reverser aux producteurs l’écart qu’il y a entre le prix garanti par la marque (440 €/1000 l) et le prix réel payé avec les primes. « Or aujourd’hui, il n’y a plus d’écart en faveur des producteurs, malgré le passage du prix garanti à 480 € à partir de juillet. En prix réel payé, nous sommes déjà à peu près à ce niveau. Nous espèrons encore que les choses changent pour le second semestre.  »

Trouver d’autres débouchés

Face à ce constat, l’OP ne s’interdit pas de prospecter d’autres débouchés pour le lait de ses adhérents. « Vu l’évolution de la production, il y a sans doute des gens qui cherchent du lait, et comme nos voisins européens payent le lait très cher en ce moment, il y a peut-être des opportunités à aller chercher. »

Les plus lus

<em class="placeholder">ragondin</em>
Avortement de génisse au pré : quand les ragondins entrent dans l’enquête
Chez les bovins, la leptospirose cause des troubles de la reproduction, notamment des avortements dans la seconde moitié de…
<em class="placeholder">David Cartron dans une parcelle de maïs impactée par la sécheresse</em>
Sécheresse : « La priorité, c’est de trouver du maïs et de préparer les stocks 2027 », en Vendée

En Vendée, la sécheresse et les périodes de canicule ont fortement impacté la constitution des stocks de fourrage. Pour tenir,…

<em class="placeholder">Éleveurs devant l&#039;installation de traitement des eaux de pluies </em>
« Nous traitons l’eau de pluie pour abreuver nos vaches », dans le Doubs

Le Gaec de La Vie, dans le Doubs, s’est équipé d’un système de filtration des eaux de pluie pour abreuver les vaches…

Deux cas d'orthobunyavirus formellement détectés en Normandie

Jusqu'à présent principalement identifié dans l'Est de la France ainsi qu'en Suisse et en Allemagne, l'orthobunyavirus vient d…

<em class="placeholder">De gauche à droite : Florian et Stéphanie Morel avec Emmanuelle et Ludovic Billard.</em>
Congés : « Nous nous aidons entre éleveurs voisins et nous dégageons un week-end sur deux de repos et au moins quinze jours de vacances par an » dans les Côtes-d’Armor
Dans les Côtes-d’Armor, Emmanuelle, Stéphanie, Florian et Ludovic s’entraident entre leurs deux fermes pour pouvoir se dégager un…
<em class="placeholder">silo de maïs récolté en 2025</em>
Sécheresse 2026 : reconstituer les stocks de fourrage avec maïs et coproduits

La hausse des coûts engendrée pour reconstituer les stocks de fourrage aura des répercussions sur les revenus des éleveurs sur…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière