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Pourquoi le cerveau des vaches a-t-il rétréci ?

Le cerveau des vaches est 25% plus petit que celui de leur ancêtre auroch. Une évolution qui s’explique par les critères de sélection liés à la docilité des animaux au cours de la domestication.

Vache laitière
Pixabay

La domestication des bovins a entraîné une réduction de la taille de leur cerveau, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Zurich dont la paléontologue Ana Balcarcel et publiée le 9 juin dans la revue Proceedings of The Royal Society B. En utilisant des données provenant de fossiles, les chercheurs ont découvert que les Bos Taurus (nom scientifique donné aux bovins domestiques) avaient un cerveau en moyenne 25,6% plus petit que leur ancêtre sauvage, Bos primigenius (aurochs).

Corrélation entre taille du cerveau et sélection comportementale

Les scientifiques ont scanné les crânes de treize aurochs provenant de différents musées européens et les ont comparés à ceux de 317 bovins de 71 races, rapporte Sciencepost.fr. Afin de ne pas obtenir de résultats biaisés, les chercheurs ont tenu compte de la taille de chaque auroch et chaque bovin (un animal plus gros ayant proportionnellement un cerveau plus gros).

Et ils ont mis à jour une corrélation claire entre la réduction de la taille du cerveau et la sélection comportementale.

Le cerveau des vaches laitières plus petit que celui des taureaux de tauromachie

Les chercheurs ont classé les bovins en cinq catégories : les bovins à viande, les vaches à lait, les bovins de tauromachie, les bovins de parcs (animaux de loisir) et les bovins sauvages. Ils ont mis en évidence une réduction de volume des cerveaux par rapport aux Aurochs de 15,3% pour les taureaux de tauromachie, sélectionnés pour leur agressivité, de 18,2% pour les bovins de parc ayant peu de contacts avec les humains, de 30,6% pour les vaches à lait et de 24,9% pour les bovins à viande.

« Selon les scientifiques, ces différences s’expliquent par la sélection génétique. Au fil des âges, les humains ont sélectionné les traits de caractère de docilité », résume Sciencepost.fr. La partie la plus touchée par la réduction du volume du cerveau serait le système limbique jouant un rôle prépondérant dans la peur et l’agressivité.

Un phénomène largement partagé dans le règne animal

« Le phénomène est en réalité largement partagé dans le règne animal : selon différentes études, le cochon domestique a un cerveau 34 % plus petit que celui du sanglier sauvage ; la réduction est de 24 % pour le mouton, 29 % pour le chien et 24 % pour le chat. Plus l'animal a des interactions avec l'être humain, et plus la réduction est importante », rapporte un article de Futura Sciences sur cette étude.

A noter que la taille du cerveau ne dit rien concernant l’intelligence des vaches qui se joue plus au niveau de la quantité des connexions neuronales.

 

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