« Nous privilégions le confort des vaches avec des logettes innovantes », dans les Côtes d'Armor
Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec de Crampoisic s’est équipé de logettes flexibles sans barre au garrot qui laissent un maximum de liberté aux vaches tout en facilitant leur couchage.
Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec de Crampoisic s’est équipé de logettes flexibles sans barre au garrot qui laissent un maximum de liberté aux vaches tout en facilitant leur couchage.
« En passant d’un système pâturant avec 40 vaches et salle de traite à un bâtiment équipé de deux robots conçu pour abriter 120 vaches toute l’année, le maintien du confort animal était une priorité », expose Louis Hellard, installé en Gaec depuis mai 2024 avec son père Marc et son oncle Gilles, à Saint-Mayeux dans les Côtes-d’Armor. La nouvelle stabulation inaugurée fin 2024 comprend 116 logettes Dreamstall de Cowhouse. Un équipement découvert sur internet qui a retenu leur attention.
« Nous cherchions une solution peu contraignante pour les vaches et un couchage confortable. Ces logettes sortaient du lot avec sa conception sans barre au garrot et ses bas-flancs minimalistes. Mais comme Cowhouse n’avait pas encore de référence en France, ce n’est qu’à l’issue de deux visites d’élevage aux Pays-Bas que nous nous sommes décidés », retrace Marc Hellard.
Fiche élevage
3 associés
120 vaches à la traite
2 robots
1,6 Ml de lait de référence
165 ha de SAU (80 ha de maïs, 60 ha de prairies, 25 ha de blé)
2 autres ateliers : 25 bovins viande et 1 500 m² en volailles de chair
20 à 25 % plus chers que des logettes standards
L’argument du prix n’a pas pesé dans la balance, au contraire. « Pour les 120 logettes, dont quatre modèles classiques en acier installés dans le box d’isolement en sortie de robots, l’investissement s’est élevé à 105 000 euros. Un montant 20 à 25 % supérieur à celui des devis concurrents », reconnaissent les éleveurs. Le montage des matelas et des séparations s’est déroulé sur quatre jours avec une équipe de cinq personnes, dont trois techniciens de la marque.
« La configuration monobloc des séparateurs n’impose l’installation que d’un seul pied de fixation pour deux bas-flancs dans les deux rangées tête à tête. L’opération la plus délicate est l’alignement précis des pieds avec la marche en béton. Ils sont ancrés au sol par quatre chevilles. Ensuite, la tubulure se monte très facilement. Il faut juste veiller à serrer correctement les brides retenant les tubes en composite pour ne pas risquer de les fissurer. » Une fois assemblée, la logette n’impose aucun réglage.
90 % des inséminations dans les logettes
« Les tubes de séparation sont espacés de 90 centimètres, ce qui force la vache à rentrer bien alignée dans la logette. Elle avance très facilement jusqu’aux deux boules, qui, contrairement à une barre au garrot, lui permettent de garder la tête haute. Les premiers jours, certaines vaches traversaient la logette, mais au bout d’une semaine la plupart avaient pris l’habitude de s’arrêter », expliquent les associés. Les animaux conservent ainsi assez naturellement une position debout dans la logette. « J’y insémine 90 % du troupeau », assure Louis Hellard.
Si la vache est contrainte latéralement en condition debout, elle ne l’est plus du tout une fois couchée. Cela impose davantage de largeur au sol qu’une logette standard, soit 1,30 mètre au Gaec Crampoisic. « Dans notre cas, nous n’avions pas de contrainte d’espace, le bâtiment ayant été dimensionné (82x22 mètres) pour le photovoltaïque », précise le jeune éleveur.
Des matelas toujours secs
L’aisance offerte aux vaches se traduit par une meilleure qualité de couchage. « On ne les a jamais vues autant dormir dans les logettes. Elles ont la place pour s’étaler sans se coucher de travers, car elles sont bien alignées en entrant. »
Le confort des matelas en mousse à mémoire de forme recouverts d’une toile drainante participe aussi au confort. « Ils sèchent très rapidement et comme les vaches sont bien positionnées, rares sont celles qui bousent dessus. Nous n’utilisons pas de litière, un coup de balai suffit à les nettoyer », apprécie Marc Hellard.