Aller au contenu principal

« Nous mesurons notre temps de travail avec un capteur en vue du départ en retraite de mes parents », dans le Finistère

Éleveur dans le Finistère, Nicolas Zuurbier teste depuis un an le capteur de temps de travail Aptimiz. Son objectif : mesurer le temps de travail de ses parents pour mieux anticiper l'organisation après leur départ en retraite.

Un éleveur équipé d'un capteur qui mesure le temps de travail dans sa stabulation.
Nicolas Zuurbier,est équipé d'un capteur qui mesure le temps de travail. © N. Zuurbier
© N. Zuurbier

Basé à Plounévezel, dans le Finistère, le Gaec Zuurbier élève 110 vaches laitières sur 145 ha, dont 110 ha d’herbe, en bio. « Nous avons deux sites distants de 1 km et des animaux sur les deux sites. D'ici 2 à 3 ans, mes parents seront en retraite, Nicolas Zuurbier. C'est pourquoi, nous testons depuis un an le capteur de temps de travail Aptimiz. L’objectif est de mesurer notre temps de travail pour trouver des solutions pour pallier le manque de main d’oeuvre quand ils ne travailleront plus. »

« Je veux notamment mesurer le temps que prend la comptabilité, actuellement réalisee par ma mère, et voir si je dois confier plus d’heures au comptable ou à un prestataire. Je voudrais aussi approcher les heures de travail « cachées » effectuées par mes parents. Ils habitent sur le site principal, et ce sont eux qui assurent quand il faut ressortir pour une urgence le soir, la nuit, les week-ends... »

Trouver des pistes pour rester efficace

L’éleveur teste le capteur Aptimiz dans le cadre du Réseau 4.0 d’Innoval. Le capteur enregistre le temps passé dans chaque zone de travail, ce qui permet de mesurer le temps passé à chaque tâche : l’alimentation, la traite, le pâturage.... Les tracteurs et la désileuse sont également équipés d’un capteur.

Sans surprise, la plus grosse partie du temps est passée à l’alimentation et à la traite. « En 2024, j’ai été arrêté, explique Nicolas. Mon père et le salarié ont pris en charge mon travail, mais toutes les heures n’ont pas été comblées, ce qui montre que nous avosn une petite marge de manoeuvre quant à la charge de travail, même si ce qui n’a pas été fait était surtout des travaux qui ont été reportés. »

Optimiser les temps de déplacement

L’éleveur a été surpris par le temps passé en déplacements. « Je pourrais peut-être organiser les tâches différemment pour optimiser ces déplacements ou regrouper tous les animaux sur le même site. » Il a vu aussi qu’il utilise beaucoup moins un des valets de ferme. « Je vais réfléchir à une solution de substitution. »

Cet hiver, il fera le bilan chiffré et une analyse du temps de travail avec Aptimiz. « J’en attends beaucoup, souligne Nicolas. Même si nous faisons des estimations, le capteur donne les vraies données de temps de travail et c’est intéressant d’avoir un œil extérieur. »

Une application ou un boîtier

Nicolas Zuurbier et son père ont l’application Aptimiz sur leur téléphone. Les salariés ont un boîtier qu’ils prennent en arrivant et laissent en partant. La mère de Nicolas, qui fait la comptabilité à la maison, a également un boîtier. Et les deux valets de ferme et la désileuse sont équipés d’un capteur branché sur la prise de force.

Les plus lus

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Adrien Jaouen et Nicolas Diverres, éleveurs de vaches laitières dans le Finistère</em>
« Un robot de traite, mais avec du pâturage, pour concilier temps libre et revenu dans notre exploitation laitière du Finistère »

Le Gaec de Kergouézan, dans le Finistère, mise sur un système productif aux coûts maîtrisés grâce à la qualité de ses…

<em class="placeholder">Alexandre Ramel dans l&#039;une des  parcelles de maïs ressemée fin mai suite à des attaques de géomyze.</em>
Attaques de géomyze : « Nous avons dû ressemer 50 hectares de maïs », en Mayenne

Le Gaec Fénérie Bourigné, à La Bigottière en Mayenne, a été confronté ce printemps à des attaques sévères de géomyze, une…

<em class="placeholder">Xavier Bruneau (au centre), avec Philippe Fradin (à gauche), un de ses associés, et Mathis Maillet, apprenti. au Gaec La Vergne</em>
« Nous visons l’autonomie protéique et fourragère », dans les Deux-Sèvres

Au Gaec La Vergne dans les Deux-Sèvres, les associés jouent la carte de la diversification des fourrages avec des méteils, de…

<em class="placeholder">collecte de lait sur une ferme</em>
Début mai, la collecte de lait française confirme sa baisse par rapport à 2025
En France, la collecte de lait de vache en mars a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans. Mais en avril et début mai, la…
<em class="placeholder">Gaëtan Palaric, éleveur dans les Côtes-d&#039;Armor devant son robot d&#039;alimentation Aura</em>
« Avec notre robot d’alimentation, nourrir 300 animaux se résume à 30 minutes de surveillance pour 9 rations différentes » dans les Côtes-d’Armor

Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec Boscher Palaric fait partie des tout premiers élevages équipés du robot d’alimentation Kuhn…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière