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Le rachat du site de Carhaix est une bonne nouvelle

Sodiaal va gagner 3 à 4 ans dans son plan de développement... tout en soldant la dette de Synutra qui n'a pas su faire monter en puissance l'outil.

L'usine a une capacité de production de 60 000 à 80 000 tonnes selon les formules.
© A. Conté

Après un an de tractations, Sodiaal est parvenu à conclure le rachat de la partie séchage du site de Synutra dans le Finistère et faire évoluer le partenariat avec Synutra. La coopérative a repris depuis le 12 mars les activités de réception et de production de l’unité de séchage, le laboratoire et les contrats de travail des 180 salariés. Son partenaire chinois garde les activités de mélange et de conditionnement, son métier de base. Pour Damien Lacombe, président de Sodiaal, « ce rachat est une très bonne nouvelle pour les 20 000 producteurs de la coopérative, pas seulement les bretons. On avait le projet de construire une nouvelle unité infantile car nos sites de Montauban et Guingamp étaient à saturation. Il nous permet de gagner 3 à 4 ans et de monter en puissance sur les produits à forte valeur ajoutée».

Doubler la capacité de production

Environ la moitié de la production de poudre de lait infantile sera revendue à Synutra pour approvisionner son site de conditionnement. « Synutra est un client de longue date qui avait toujours payé ses factures, rassure-t-il. Il s’est heurté aux difficultés d’un développement industriel alors que ce n’était pas son métier de base. » L’autre moitié de la production du site permettra de doubler la capacité de production de Sodiaal, qui passera de 30 000 à 60 000 tonnes. Elle sera conditionnée sur le site de Doullens et commercialisée par sa filiale Nutribio. « Nous avons déjà largement des débouchés ", assure-t-il. Et pas seulement en Chine : « nous visons des débouchés géographiquement variés (Asie, Europe, Moyen-Orient) avec des volumes équilibrés ». 

Cet investissement a été anticipé dans le plan stratégique de la coopérative lancé fin 2017 (plan #value) : " il sera financé avec l’enveloppe de 230 millions prévue sur quatre ans pour investir dans l’infantile et d’autres activités », précise Damien Lacombe. Depuis le mois de novembre, Sodiaal a commencé à fabriquer des poudres sur le site et a pu jauger les performances de l'outil. « L’usine tourne bien, nous sommes confiants sur la capacité à le faire monter en puissance rapidement. Et nous avons aussi un vrai savoir-faire. »

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