Le prix du lait allemand plonge, entraînant le prix français
En France, la baisse du prix du lait est moins brutale qu’en Europe du Nord, mais la barre des 400 euros les 1 000 litres pourrait être franchi au printemps.
Les derniers chiffres du prix du lait allemand publiés étaient ceux de décembre : 425 euros les 1000 litres. Mais vu l’ampleur de la baisse effectuée par FrieslandCampina (coopérative collectant sur les Pays-Bas, l’Allemagne, la Belgique et la France), le prix du lait allemand a dû encore plonger. Le prix garanti (équivalent d’un prix de base) de FrieslandCampina était de 450 €/1 000 l en novembre, 435 €/1 000 l en décembre, 395 € en janvier 2026 et 390 € en février.
En France, les prix de base étaient encore supérieurs à 400 euros en février. Lactalis annonçait 406,5 euros les 1 000 litres (423 € en janvier), Sodiaal 415 € (450 € en janvier), Savencia 414 € (434 € en janvier), Agrial 415 € en Bretagne. Pour les laiteries moins exposées aux marchés de commodité, les prix étaient encore à 462 euros chez Mulin (fromager dans le Grand Est), idem pour Saint Père (PGC vendus dans le réseau de distribution Intermarché). Et 500 euros pour Bel, qui valorise en PGC une collecte de lait différencié (non OGM, pâturage).
Des prix supérieurs à 450 euros en février pour les laiteries axées sur les PGC France
Mais pour le printemps, plusieurs laiteries ont indiqué que le prix descendrait sous la barre de 400 euros. « L’année 2025 a été la seule bonne année en cinq ans, après une année 2024 qui permettait des comptes à l’équilibre, rappelle Yohann Barbe, président de la FNPL. Il y a eu un sursaut d’installations. Des projets d’amélioration des conditions de travail et de vie des animaux, qui avaient été mis en pause, ont été relancés. Aujourd’hui, il y a des annuités à rembourser, des revenus à dégager pour maintenir l’attractivité, des salaires à payer… Cela ne sera plus possible avec les niveaux de prix dont on nous parle pour ce printemps. »