Aller au contenu principal

« Le dispositif Dina Cuma permet de faire avancer plus vite le projet bâtiment de notre Cuma »

Le dispositif Dina Cuma d’accompagnement stratégique permet de donner un coup de pouce aux Cuma sur différentes thématiques. La Cuma de Besloy-sur-Somme en bénéficie pour construire un bâtiment qui lui soit propre.

L'accompagnement, lors des visites, a permis aux adhérents de la Cuma de Besloy-sur-Somme de faire émerger leurs propres besoins. © FRCuma des Hauts-de-France
L'accompagnement, lors des visites, a permis aux adhérents de la Cuma de Besloy-sur-Somme de faire émerger leurs propres besoins.
© FRCuma des Hauts-de-France

« Notre Cuma regroupe quarante adhérents pour une trentaine de faucheuses, andaineurs, presses, épandeur à fumier, semoirs et chantiers complets pour la betterave et la pomme de terre, explique Vincent Lepers, président de la Cuma de Beloy-sur-Somme. Comme il y a beaucoup de matériels et de chantiers complets, nous devons souvent réviser le matériel. Or, jusqu’ici, l’entretien se fait sur deux exploitations, ce qui implique pour l’adhérent de vider son atelier et mobilise l’espace. » La décision a donc été prise de créer un hangar qui soit un vrai lieu de vie pour la Cuma.

Pour construire le projet, la Cuma s’est fait accompagner en 2018-2019 par un animateur de la FRCuma des Hauts-de-France dans le cadre du Dispositif national d’accompagnement (Dina) des projets et initiatives des Cuma. « Un Dina Cuma est une aide publique du ministère de l’Agriculture pour la réalisation d’un conseil stratégique dans les Cuma, explique Quentin Dupetit, chargé de mission à la FNCuma. Ce dispositif est né de la conviction du ministre de l'époque que, pour renforcer la performance économique, environnementale et sociale des exploitations et réussir la transition vers l’agroécologie, il convient d’encourager les dynamiques de groupe et les investissements collectifs. » Depuis 2016, 600 à 700 Dina Cuma par an sont ainsi réalisés sur plusieurs thématiques : remise à plat des règles et de l’organisation de la Cuma, création d’une inter-Cuma, réflexion sur l’évolution du matériel dans un contexte de montée en puissance du bio, développement d’une activité de méthanisation, construction d’un bâtiment…

Réfléchir à toutes les pistes

« Une première étape souvent indispensable est de repenser les bases de fonctionnement de la Cuma », souligne Quentin Dupetit. À Besloy-sur-Somme, un premier Dina Cuma a été réalisé en 2017-2018 pour voir comment améliorer le fonctionnement. « C'est une grosse Cuma et nous devons être bien renseignés pour la gérer et l’améliorer », estime Vincent Lepers. Puis en 2018-2019, un deuxième accompagnement stratégique a été mis en place sur le projet de bâtiment. « C'est un gros investissement que l’on ne revend pas comme un matériel, analyse-t-il. Il est donc important de bien étudier le projet, de connaître nos besoins en surface, et de voir comment l’amortir. »

Deux visites ont été organisées sur deux Cuma de la région ayant investi dans un bâtiment. « Elles ont permis d'avoir le retour d'agriculteurs sur différents aspects du bâtiment et sur les changements d’organisation qu’il entraîne, précise Louis Latour, de la FRCuma des Hauts-de-France, qui a réalisé l'accompagnement. Un point intéressant est que la Cuma de Besloy-sur-Somme a mis en place à cette occasion une commission « jeunes », car le bâtiment sera surtout pour eux. »

Une demi-journée sur les implications financières et les choix de gestion a aussi été réalisée pour le conseil d’administration de la Cuma. « L’animateur de la FRCuma connaît bien la Cuma et a de l’expérience sur la mise en place de bâtiments, souligne Vincent Lepers. Il nous a permis d’optimiser le temps de réflexion, d’avancer plus vite. Il nous a présenté les pistes possibles pour amortir le bâtiment, comme le photovoltaïque, en nous précisant qu’il fallait créer une société à part pour cela... Aujourd’hui, le projet avance bien et a permis de mobiliser les adhérents et le conseil d’administration. »

Découvrez aussi Heureux d'être en Cuma !

Un aide plafonnée à 1500 € par an

L’aide publique du Dina Cuma correspond à 90 % d’une prestation d’au moins deux jours réalisée par un animateur du réseau Cuma. Elle est plafonnée à 1 500 € par an. Dans certaines régions, une aide pour la mise en place de hangars de Cuma qui ont bénéficié d’un conseil stratégique est également ouverte. Elle peut s’élever à 20 % des dépenses éligibles. Les dossiers de demande d’aide sont réalisés avec la fédération qui accompagnera la Cuma et adressés à la DDTM qui est le financeur. Au total, le budget du dispositif s’élève à 2,2 M€ par an.

 

 
Quentin Dupetit, chargé de mission à la FNCuma © FNCuma

« Un Dina Cuma permet de relancer la dynamique de la Cuma. » - Quentin Dupetit, chargé de mission à la FNCuma

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Gaël et Lucia Fortin ont quitté la Vendée pour se ré-installer en Loire-Atlantique. « Ce n’est pas le parcours le plus simple, mais aujourd’hui nous ne regrettons pas ce choix. » © E. Bignon
« J’ai préféré me ré-installer sur une autre ferme »
Suite à une mésentente, Gaël Fortin a quitté l’exploitation familiale en Vendée et s’est ré-installé dans un département voisin,…
Carine Pothier (Limagrain) et Alexandre Maffre (céréalier) lors de la récolte de la luzerne : « Le contrat avec Limagrain permet de sécuriser notre approche ». © Limagrain
Ils sont céréaliers et cultivent de la luzerne pour des éleveurs
Dans le Puy-de-Dôme, sur l'exploitation d'Alexandre et Christophe Maffre, la luzerne est destinée à remplacer la betterave…
Benoît et Xavier Bonnet, cousins et associés du Gaec de la Chevade. « Nous intervenons tout l’hiver pour mener la lutte contre les campagnols. » © B. Griffoul
« Le matin, nous aimons nous lever pour aller nous occuper de nos vaches, brebis et céréales »
Dans le Cantal, à 1 000 mètres d'altitude, le Gaec de la Chevade mêle production laitière, viande ovine et céréales. Conduite…
Après la mort de 400 bovins : l'arrêt du parc éolien est préconisé pendant dix jours
La commission d’enquête mandatée suite aux troubles sur deux élevages laitiers proches du parc éolien des Quatre Seigneurs, en…
Monnaie
Prix du lait : la grande distribution annonce plusieurs accords tarifaires 2021
A 385 ou 386 euros les 1000 litres, toutes primes confondues : c'est le prix du lait que Lidl, Carrefour et Système U annoncent…
Imposante structure de 25 m de haut et de 6,10 m de diamètre, le silo tour date de 1978. © B. Griffoul
"Notre ensilage d'herbe est stocké en silo tour"
Dans le Cantal, le Gaec de la Chevade dispose d'un silo tour de 800 m3 pour stocker l'ensilage d'herbe. Ce système permet aux…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière