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Lactalis tente de rééquilibrer son activité lait bio

L’arrêt de nouvelles conversions bio dès 2020 ne suffit pas. Lactalis veut trouver d’autres leviers pour réduire le taux de déclassement en lait conventionnel.

Une réflexion est engagée avec les OP sur un nouveau type de contrat distinguant lait biologique et lait déclassé.
Une réflexion est engagée avec les OP sur un nouveau type de contrat distinguant lait biologique et lait déclassé.
© C. Pruilh

Face à la crise que connaît la filière lait bio, « nous accompagnerons les éleveurs qui décident de retourner vers le conventionnel, indique Lactalis, deuxième collecteur de lait bio français avec 250 millions de litres en 2021. Les pénalités prévues par les contrats ne seront pas appliquées, et les aides précédemment accordées n’auront pas à être remboursées. »

« Quelques producteurs s’interrogent sur leur sortie de la production laitière biologique, notamment des éleveurs avec des systèmes de production peu autonomes. Mais la grande majorité ne souhaite pas repasser en conventionnel ». Ce ne sont donc pas les quelques arrêts de certification bio qui permettront à l’industriel de rééquilibrer son équation. Le groupe cherche donc d’autres solutions.

Réflexion sur la prise en compte des déclassements

« Une réflexion est également engagée sur un nouveau type de contrat distinguant lait biologique et lait déclassé. La discussion est en cours avec les organisations de producteurs. Il faudra construire ensemble ce nouveau modèle ».

En parallèle, le groupe indique renforcer ses actions de communication pour freiner l’érosion de la consommation. « De nouvelles opérations en magasin et plusieurs vagues publicitaires sur nos marques seront déployées dans les mois à venir. »

Opérations pour relancer la consommation

Lactalis rappelle que la consommation des ménages chute nettement depuis un an. Mais les premiers signes remontent à avant le Covid. « Ce coup d’arrêt s’explique de plusieurs façons : l’inflation modifie le comportement d’achat des ménages et la concurrence de produits alternatifs axés sur le local ou le pâturage jouent en défaveur du bio. »

Le problème est que dans le même temps, la production laitière a continué de progresser, même en 2022, conduisant à un taux de déclassement en lait conventionnel record. Heureusement pour les éleveurs bio, le marché du lait conventionnel est rémunérateur. D’ailleurs les premiers prix du lait bio annoncés pour ce début d’année sont plutôt en hausse par rapport au début d’année 2022.

46 % d’autres fabrications

Les « autres fabrications » – ingrédients secs bio, poudre vrac bio… et déclassement en conventionnel – pèsent 46 % de la matière sèche utile totale des produits laitiers bio, sur les dix premiers mois de 2022. Les 54 % restants sont les produits de grande consommation biologiques (lait, crème, ultrafrais, fromage…). 46 % est un triste record ! En 2021, le taux des autres fabrications était de 37 %. En 2020, il était de 30 %. En 2019, il n’était que de 28 %.

Source : Institut de l’élevage

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