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Au Gaec des prés verts dans les Côtes-d’Armor
« Je me suis associé pour faire évoluer l’exploitation »

Nicolas Morfouasse s’est associé à un Gaec qui voulait anticiper un départ à la retraite. Il gère aujourd’hui seul avec un salarié 1,1 million de litres de lait produits.

En 2010, l’élevage de Nicolas Morfouasse avait atteint un bon rythme de croisière. Après le départ de ses parents du Gaec familial, cet ancien contrôleur laitier avait réussi à mettre en place un système qui lui permettait de produire seul 350 000 litres de lait sur une soixantaine d’hectares. « Avec de la main-d’œuvre temporaire pour des week-ends et des vacances, et en supprimant la traite du dimanche soir », précise-t-il. Il aurait pu continuer sur sa lancée. Mais ce n’était pas dans son tempérament. « Je souhaitais faire évoluer l’exploitation. À 40 ans, je ne voulais pas m’endormir sur mon système, j’avais besoin de bouger pour me motiver dans mon travail. Et je voulais aussi me dégager plus de temps. » Aussi, quand, lors d’une réunion, un éleveur lui dit qu’il cherche un associé pour préparer son départ à la retraite en 2014 et prendre en main l’atelier laitier, l’idée d’une association émerge. Elle fait doucement son chemin et il faut presque deux ans pour aboutir à la création du Gaec des prés verts, en 2012. « À partir du moment où l’on a commencé à parler d’une possible association, on a mis un an à s’engager. Mais ce n’est pas du tout du temps perdu, insiste Nicolas. J’avais besoin de me projeter, c’était pour moi un changement total : seul depuis huit ans, j’avais décision sur tout, il s’agissait de fusionner avec un Gaec à quatre associés (un couple qui s’occupait du lait, et deux associés qui s’occupaient des porcs) ! Il nous a ensuite fallu encore un an pour rassembler les deux troupeaux et entrer dans le bâtiment. »

Des motivations différentes mais un intérêt commun

« Nous ne nous connaissions pas, même si nos exploitations étaient à six kilomètres l’une de l’autre. Nos motivations étaient différentes mais nous partagions un intérêt commun. Nous nous sommes très bien entendus : tout le monde était très ouvert aux idées des uns et des autres. »

Aujourd’hui, le Gaec des Prés verts ne compte plus que deux associés : Nicolas, qui gère l’atelier laitier avec l’aide d’un salarié, et Pierrick Tardivel, qui s’occupe de l’atelier de 100 truies naisseur-engraisseur en label rouge. « Dès le départ, l’objectif était que je puisse prendre en main seul avec un salarié le troupeau laitier, lorsque le couple partirait à la retraite deux ans plus tard. » Le bâtiment, le système de traite et le système d’alimentation ont donc été réfléchis dans cette optique, pour qu’une personne seule puisse gérer le troupeau le week-end et plusieurs jours par semaine.

C’est le site de Nicolas qui a été choisi pour implanter l’atelier laitier à cause des 60 hectares qui l’entourent. « Nous avons étudié toutes les solutions. La plus économe aurait été de relier les bâtiments vaches et génisses existants mais cela posait des problèmes pour la traite, de hauteur de toit et de viabilité à long terme vu les contraintes. Nous avons finalement décidé de construire un bâtiment neuf sur caillebotis de 120 places avec des logettes sur matelas et sciure de bois. » Pour la traite, c’est une 2x20 simple équipement Delaval en 60° sortie rapide qui a été installée. Le surcoût de 150 000 euros pour des robots a été dissuasif. « Je voulais aussi mettre les vaches à l’herbe, c’est plus compliqué de faire une vraie gestion de l’herbe avec des robots de traite », argumente Nicolas. Le roto a lui aussi été écarté à cause du surcoût, également de 150 000 euros. « Et le roto oblige à avoir un bâtiment plus grand ; je voulais un bâtiment compact et efficace, on marche beaucoup dans une journée ! »

Un investissement total de 550 000 euros pour 120 vaches traites

Côté alimentation, le Gaec a opté pour un DAC et une auge mobile. « J’amène les cubes de maïs deux fois par semaine, ce qui me prend au total, nettoyage inclus, deux heures. Il suffit sinon d’appuyer deux fois par jour sur un bouton pour faire avancer les auges. Il faut prendre le coup de main pour bien maîtriser l’avancement : si on avance trop, les vaches font tomber le maïs et il chauffe », précise-t-il. Le Gaec a investi aussi dans un robot racleur (Discovery). « C’est indispensable avec des caillebotis : il permet d’avoir les pieds des vaches propres, et des logettes propres ; c’est du temps de lavage gagné pendant la traite, et cela limite les problèmes de pattes. » Au total pour le bâtiment, la traite, les silos, le desilecube, le DAC et le robot racleur, le Gaec a investi 550 000 euros. L’adaptation au nouveau bâtiment a été très facile, même pour les vaches de Nicolas qui étaient sur litière paillée. « Le deuxième jour, nous avions mis de l’aliment devant les logettes. Elles sont entrées dedans un mardi, le vendredi il n’y avait plus qu’une vache en dehors des logettes (et à moitié) ! Les deux troupeaux avaient été mélangés au pâturage ; on avait dû traire 100 vaches dans une 2x5 pendant cinq mois. »

Nicolas s’est lui aussi très bien adapté à la gestion d’un grand troupeau. Grâce au nouveau bâtiment et aux équipements, le temps nécessaire au travail d’astreinte de base n’a pas été allongé, il a même plutôt diminué : « cela revient à une chasse au temps perdu ». Il estime même que le suivi du troupeau est plus facile. « C’est une autre façon de se repérer. Avec le DAC par exemple, je sais tout de suite si une vache n’a pas consommé ce qu’elle devrait. Quand j’avais 45 vaches, je distribuais l’aliment au seau et à la pelle, c’était moins évident. »

« Je n’aime pas la monotonie, revendique-t-il. Même l’alimentation des vaches change tout le temps, je cherche toujours l’optimisation du moment, des fois cela marche super bien, des fois moins. Mais mon objectif est constant : maximiser la marge brute au litre de lait, avec si possible un maximum de lait livré. » Au final, il parvient à sortir 252 euros pour 1 000 litres de marge brute en produisant 1,1 million de litres de lait. Une belle performance ! Ceci notamment grâce à un coût alimentaire très bien maîtrisé et des frais vétérinaires limités.

« Je voulais des vaches qui aillent à l’herbe »

Les 135 vaches pâturent 18 hectares répartis en huit paddocks de février à juillet. « Je suis en zone séchante ; si on n’a pas d’orage, la pousse de l’herbe est stoppée, comme cette année. » Nicolas a élargi, empierré et ensablé les chemins, les vaches ne pâturent que des parcelles au bord de la stabulation, au plus loin à 500 mètres. Et « quand il pleut beaucoup, comme elles ont du maïs en stabulation, je ne suis pas contraint de les sortir ».

Elles sont par ailleurs affouragées en vert depuis trois ans avec une trentaine d’hectares de cultures dérobées. « Du ray-grass d’Italie et, depuis l’an passé, du colza fourrager. L’avantage du colza, c’est qu’il me permet de bien laisser repousser la deuxième coupe de ray-grass. L’année dernière, j’ai commencé au 20 septembre et arrêté au 15 avril. J’ai pu ainsi économiser 6 à 7 hectares de maïs et 1 kilo d’aliment par vache par jour tout en produisant 1 litre de lait par vache par jour en plus, estime-t-il. Au niveau appétence et santé, il n’y a pas photo. Je n’ai pas d’acidose, d’acétonémie… j’ai peu de frais vétérinaires (7,5 €/1 000 l). » Il a investi dans une autochargeuse d’occasion (20 000 €). L’affouragement en vert prend entre 40 minutes et 1 heure 30 par jour suivant l’éloignement des parcelles. « Cela peut paraître contradictoire avec mon objectif de réduction de temps de travail. Mais je cherche à gagner du temps improductif pour faire des choses économiquement rentables. Et je ne suis pas contraint d’y aller tous les jours, si j’ai une réunion par exemple ou le samedi, je peux le remplacer par de l’enrubannage. »

« Je cherche à avoir 12 à 15 % de taries en permanence »

La ration hivernale comporte donc 9 à 12 kg MS d’ensilage de maïs, 4 à 8 kg MS de colza ou RGI en vert, et un correcteur azoté riche en MAT et un VL 3 litres du commerce distribués au DAC. Il ne distribue aucun additif en dehors du minéral qui est incorporé dans l’aliment. « Mon meilleur hépatoprotecteur, c’est une ration variée toute l’année. » Sur l’exercice 2017-2018, avec une moyenne économique à 8 270 litres, les vaches ont consommé seulement 150 g de concentré par litre de lait produit. La quantité maximum d’aliment distribuée est de 6,2 kg (correcteur + VL). Nicolas surveille de près les quantités consommées. Il note tous les jours sur un tableau les quantités de correcteur et de VL distribuées, s’il autocharge du ray-grass ou du colza, avec en face tous les deux jours la production de lait. « Je compare les quantités d’un mois sur l’autre et d’une année sur l’autre. Cela me permet de voir si je suis dans les clous. Je me mets un défi, une petite pression. »

Il conduit ses vaches taries en deux lots. Le premier lot, suivant la saison, est à l’herbe ou reçoit un peu d’ensilage de maïs et d’enrubannage avec du foin ou de la paille. Le lot de préparation, à partir de trois semaines avant vêlage, reçoit la moitié d’une ration de maïs, 1,2 kg de correcteur azoté, 200 g de 5-25-5 et 100 g de chlorure de magnésium. Les vêlages sont étalés sur l’année. « Je cherche à avoir 12 à 15 % de taries en permanence. Je ne veux pas grouper les vêlages, cela nécessiterait plus de places pour loger les veaux, les génisses, les vaches à traire. » Nicolas insémine lui-même depuis douze ans.

Deux ateliers gérés en totale autonomie

Les génisses vêlent à 25 mois. Elles sont logées sur place jusqu’à 12 mois dans les anciennes stabulations, tout comme les taries. Les veaux sont en cases individuelles dans la stabulation des taries. « Depuis trois semaines, ils sont passés à la poudre de lait avec un repas par jour. Ils étaient à deux repas au lait entier. » Cet éleveur très organisé a tout prévu pour faciliter la distribution : brouette, arrivées d’eau chaude et d’eau froide, mixeur, stockage des sacs… tout est à portée de main ! Son prochain objectif est d’améliorer la croissance des génisses de 3 à 6 mois. « Un collègue m‘a convaincu de l’intérêt de les peser. » De 12 à 24 mois, les génisses partent sur l’autre site, à 6 km. Comme personne n’habite sur place, elles sont saillies par un taureau. C’est son associé Pierrick qui s’en occupe.

Un nouveau changement avec le départ à la retraite de son associé

La salariée embauchée en 2014 est partie en début d’année. Après avoir vainement cherché à la remplacer via de multiples petites annonces, Nicolas semble avoir trouvé la perle rare avec Pierre-Yves. Il travaille sur l’élevage depuis avril 2018. C’est un voisin, un jeune artisan qui vient de créer sa propre entreprise de travaux pour particuliers. Il travaille à 80 % sur l’élevage, soit trois jours par semaine (en général les jeudi, vendredi et samedi) et un dimanche sur trois. Son activité d’artisan lui permet d’avoir une grande souplesse. Il ne connaissait pas du tout la production laitière, mais Nicolas l’a formé. « Il apprend très vite ; en à peine un mois, il a acquis toute la base. Mon objectif est d’avoir un salarié complètement autonome. C’est indispensable car en fait, on se retrouve souvent seul pour faire le travail sur l’élevage. » Dans la plupart des cas, la transmission des consignes se fait à l’oral ; mais tout ce qui se passe sur les vaches est noté dans un cahier placé à côté de l’ordinateur. L’écran Etraite installé en salle de traite (qui permet de visualiser toutes les données saisies sur Agranet) facilite aussi le suivi des consignes. « Malheureusement, le système n’est plus commercialisé par le contrôle laitier, donc le logiciel n’est plus mis à jour et j’ai eu dernièrement quelques problèmes de bugs », regrette Nicolas.

Le système est à nouveau bien rodé… mais Nicolas se prépare à un grand changement. Son association va bientôt prendre fin avec le départ à la retraite de Pierrick en septembre 2019. Il s’apprête donc à reprendre pour la sixième fois des parts sociales. La production porcine va être arrêtée, et les porcheries seront louées. Les génisses de 12 à 24 mois seront rapatriées sur le site. Nicolas prévoit, pour les héberger, de relier les stabulations des taries et des autres génisses dont les cornadis sont dans un même alignement. Pour faire face à la charge de travail supplémentaire, il prévoit d’embaucher un salarié au moins à mi-temps. « Je voudrais arriver à prendre un week-end sur deux ». Tout n’est pas encore calé. Peut-être déléguera-t-il aussi une partie des travaux des champs à une entreprise. Heureusement qu’il n’aime pas la monotonie…

« Un bâtiment compact et efficace »

 

Chiffres clé

155 ha, dont 48 ha de maïs, 44 ha de blé, 12 ha d’orge de printemps, 51 ha de prairies, 40 ha de dérobées (30 ha RGI, 10 ha colza fourrager)
135 vaches à 8 270 l
1,114 million de litres de lait en contrat Triskalia (80 % A et 20 % B)
100 truies naisseur-engraisseur label rouge
1,94 UGB/ha
2 associés, 1 salarié à 80 % (lait), 1 apprenti (porcs)

 

« J'ai mis trois ans pour résoudre un problème de mammites »

« Avant le regroupement, nos deux troupeaux n’avaient pas de gros problèmes de mammites. Je ne m’attendais pas à voir la situation se détériorer dans un bâtiment neuf sur logettes », raconte Nicolas Morfouasse. C’est pourtant ce qui s’est passé de 2012 à 2015 avec des taux de leucocytes régulièrement au-dessus du seuil de 250 000 cellules et de nombreuses mammites cliniques. « On a mis en place un suivi mammites, puis cherché des courants parasites, fait venir un autre spécialiste, baissé le niveau de vide… tout ça sans régler le problème. On a fini par faire venir un géobiologue à 800 euros la demi-journée qui voulait nous faire faire 10 000 euros de travaux : il ne m’a pas du tout convaincu. » La solution est venue « en changeant de cabinet vétérinaire, avec la mise en place d’un vrai suivi mammites, basé sur la prise d’échantillons de lait et une identification des germes, quartier par quartier. On s’est rendu compte que des vaches qu’on croyait saines, parce que la moyenne des quatre quartiers était inférieure à 300 000 cellules, ne l’étaient pas : elles avaient en fait un quartier très infecté, et contaminaient les autres vaches. En un mois, en réformant celles que j’ai pu réformer, et en tarissant les quartiers à problèmes, le niveau de cellules a baissé. Il a fallu aussi pendant six mois désinfecter tous les manchons au peroxyde d’azote après chaque vache (par pulvérisation) ». Des mesures très contraignantes mais qui se sont avérées efficaces.

 

«Pierrick et moi, on se respecte et se fait confiance »

Chaque associé travaille en autonomie totale sur la partie animale. « Pierrick ne trait jamais et je ne vais jamais aux cochons. On s’entend très bien et on se fait une confiance totale », précise Nicolas. Tous deux participent aux travaux des champs : Nicolas assure les semis et les passages de pulvérisateur, Pierrick la préparation de sol et l’épandage du lisier avec une tonne de 12 000 litres. « Seul le blé reçoit de l’ammonitrate. On fonctionne en autonomie sur les maïs et les prairies. » Le blé et l’orge sont semés en un passage avec un semoir de semis direct qui est utilisé aussi pour toutes les dérobées (ray-grass d’Italie, colza et méteil (15 ha en 2019 destinés aux génisses). Le maïs est, lui, semé sans labour avec une préparation de sol. « L’activité laitière est un peu plus contraignante en temps de travail que l’activité porcine, mais ce n’est pas un problème pour moi, affirme Nicolas. Notre association m’a permis d’augmenter la dimension économique de l’atelier, et cette dimension m’a fait gagner en souplesse de travail grâce à l’embauche d’un salarié. »

 

Avis de Denis Thuau, conseiller Cerfrance Côtes-d’Armor

« Des choses simples et efficaces »

« Nicolas Morfouasse dégage une excellente marge brute de 251 euros pour 1 000 litres avec un volume de 1,1 million de litres. Il est arrivé à maîtriser son coût alimentaire tout en augmentant la taille de son troupeau. Il a mis en place lui-même un tableau de bord où il note tous les jours les quantités distribuées. Cette recherche constante de maîtrise des quantités n’empêche pas la production de suivre. Il fait des choses simples qui ne coûtent pas cher et qui lui permettent d’être hyper efficace, comme l’alimentation en silocubes. Et il a réussi à faire un bâtiment qui fonctionne bien, très performant au niveau de la main-d’œuvre, tout en étant à un prix raisonnable. Ce qui lui permet de dégager une très bonne marge brute par UMO. "

 

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