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Des exportations records pour la Brune made in France en 2019

Plus de 84 000 doses de semences de taureaux issus du programme BGS Création ont été exportées en 2019. C’est deux fois plus qu’en 2018.

La sortie d’O Malley, né au Gaec La Vinçais en Loire-Atlantique, a donné un sérieux coup de pouce aux ventes à l’export.
© Gejp

Le nombre de paillettes de taureaux bruns exportées (84 000) a largement dépassé celui des inséminations réalisées en France (50 000 IAT) en 2019. Il a doublé entre 2018 et 2019. La sortie d’une star comme le taureau O Malley, né au Gaec La Vinçais en Loire-Atlantique, a donné un sérieux coup de pouce aux ventes. O Malley était numéro un en Suisse l’année dernière et il l’est encore actuellement en France. La perte de son leadership en Suisse est atténuée par le fait que le futur numéro un (Noro) est issu d’un embryon acheté par Swissgenetics au Gaec Brast en Aveyron. Par ailleurs, Optimal, le nouveau taureau phare du catalogue BGS Création, devrait prendre le relais d’O Malley. « Il a un profil plus laitier tout en restant très bon en morphologie », souligne Olivier Bulot, le directeur de Brune génétique services

Des exportations vers la Suisse, les USA, l'Italie, la Tunisie...

La sortie d’excellents taureaux est toujours une très bonne nouvelle mais elle n’explique pas tout. Cette année record pour les ventes de doses de semences est avant tout le fruit d’un long travail pour faire reconnaître la valeur de la génétique issue du schéma français dans des pays tels que la Suisse et les Etats-Unis. Cela s’est aussi construit en partenariat avec Evolution International. « Nous sommes partis de loin. Les autres pays nous connaissaient peu il y a une dizaine d’années. Exporter des doses de semences d’O Malley aux Etats-Unis est tout un symbole pour nous. Il y a 20 ans, nous achetions beaucoup de doses de semences de taureaux américains. Aujourd’hui nous en exportons plus vers ce pays que nous en importons. Et c’est également vrai pour les autres pays », explique Olivier Bulot.

Maintien du prix des doses et services grâce à l'export

Les principales destinations en valeur sont la Suisse et l’Italie. En volume, la Turquie et la Tunisie se taillent la part du lion. Cette dynamique est une bonne nouvelle pour les éleveurs de l’Hexagone. « Cela permet de ne pas augmenter les tarifs des doses de semences et des services proposés par notre organisme de sélection. Si cette activité export se pérennise on pourrait peut-être même les baisser », souligne avec prudence Olivier Bulot. « Dans le domaine de l’exportation de semences, rien n’est jamais gagné. Nous sommes tributaires à la fois du niveau génétique des taureaux, de leur classement dans les autres pays et des aléas sanitaires. »

 

 

 

 

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