Aller au contenu principal

Danone continue d'innover et de développer son offre bio

Danone n’est pas un gros collecteur et transformateur de lait bio, mais l’entreprise se fait remarquer par des innovations comme le programme Reine Mathilde, les 2 Pieds sur terre, et ses marques bio et équitables.

Faire Bien de Les Prés Rients Bio
5% du chiffre d'affaires de la marque Faire Bien finance des actions dont l’objectif est de préparer le renouvellement des générations d’éleveurs bio laitiers.
© Les Prés Rient Bio

Danone collecte 15 millions de litres de lait bio auprès de 47 exploitations certifiées en Normandie, pour approvisionner deux usines sites normands (Molay Litry et Pays de Bray). 16 exploitations normandes sont en cours de conversion. D'autres sites dans les Hauts de France fabriquent des produits bio, avec du lait sous contrat avec Biolait. « Nous réfléchissons à une collecte dans les Hauts de France, et 30 fermes sont d’ores et déjà intéressées par une conversion. Nous poursuivons notre développement et notre offre bio s'étoffe dans toutes nos gammes historiques comme Danette, Danone, Activia... », commente Laurent Schatz, directeur lait Danone France.

Lire aussi : Le lait bio face à la Covid-19, quatre laiteries témoignent

Deux marques bio & équitables

Les Prés Rient Bio est une filiale de Danone, 100% bio, avec deux marques qui portent des programmes de soutien aux élevages laitiers bio. Les produits ultra-frais des marques Les2vaches et Faire bien sont fabriqués avec le même lait, sous le même cahier des charges, qui va au-delà du cahier des charges européen (charte de l'OP Lait bio Seine et Loire et charte de Biolait). Les deux marques sont certifiées équitable (Fair for life).

Equitable chez Danone, cela signifie concrètement que :

le contrat est sur une longue durée (5 ans) ;

un prix du lait minimum est garanti (NDLR : confidentiel, mais proche du prix de marché) ;

la formule du prix du lait tient compte des coûts de production. Un indicateur coût de production à 490 €/1000 l en 2020, représente 50% de la formule ; l’autre moitié du prix du lait est basée sur des indicateurs de marché. « Avec l'OP Lait bio Seine et Loire, nous avons une feuille de route pour que le montant de cet indicateur augmente d'année en année, car l'effort prix ne pouvait pas se faire trop brutalement », précise Christophe Audouin, PDG de Les Prés Rient Bio. 

au moins 2% du montant d'achat du lait est reversé aux programmes Reine Mathilde, Les2piedssurterre, Faire bien. « C'est l'OP Lait bio Seine et Loire qui copilote avec nous l'affectation des 2% », précise Christophe Audouin.

Alors, quelle est la différence entre Les 2vaches et Faire bien ? « La différence, c'est le réseau de distribution : grande distribution pour Les2vaches et magasins spécialisés bio pour Faire bien. Et surtout, c'est le projet qu'elles portent. »

Les 2vaches : expérimentations et groupes d'éleveurs

Le projet des 2vaches, appelé Reine Mathilde, est d'accompagner les conversions (techniquement et financièrement) et de soutenir l'expertise technique sur différents sujets : autonomie alimentaire, conduite des prairies, gestion du désherbage, amélioration de l'empreinte carbone, amélioration de la structure et de la vie du sol, biodiversité, adaptation au changement climatique... Via des groupes d'échanges entre éleveurs, avec des partenaires techniques (Idele, La vache heureuse, Littoral Normand, Chambre d’Agriculture). Les bénéfices de la marque visent ainsi à faire avancer les systèmes d'élevage. 

Faire bien vise l'amélioration de l'attractivité du métier

Le projet de Faire bien, co-construit avec des éleveurs, des salariés Les Prés Rient Bio et des représentants de la distribution et des consommateurs, c'est d'améliorer l'attractivité du métier et donc la transmission des exploitations. « En Normandie, un tiers des éleveurs laitiers va partir à la retraite d’ici 2025 ! Aujourd’hui déjà, la situation est tendue : déficit d’agents de remplacement, fermes laitières en cession ne trouvant pas de repreneurs… Il y a donc urgence à préparer la relève ! »

Faire bien réserve 5% de son chiffre d'affaires pour financer 7 à 8 jours de remplacement par an aux 46 exploitations laitières bio Danone.

Deuxième action, La Pépinière, est une formation pour devenir chef d'exploitation ou salarié. « C'est une formation en deux ans, en alternance, au lycée agricole de Coutances, en partenariat avec Bio en Normandie, la chambre d'agriculture. La première promotion de 15 jeunes pousses démarrera le 24 août », précise Christophe Audouin.

Les 2 pieds sur terre : communication et financement participatif

Enfin, Les 2 pieds sur terre est un programme qui concerne à la fois les exploitations conventionnelles et bio. Il vise la réduction de l'empreinte carbone des élevages. « J'ai l'ambition de faire passer toutes les exploitations bio normandes par ce programme, pour aller plus loin sur l'enjeu carbone. En bio, les projets se ressemblent : investir ou agrandir un séchoir en grange, augmenter les mètres de haie, diversifier l'assolement et les fourragères... », précise Christophe Audouin.

Prix du lait

Sur les neuf premiers mois 2020, le prix de base bio moyen en 38-32 s'établit à 488,92 €/1000 l, soit + 14,68 € par rapport à la même période de 2019, avec + 7,5 € liés à l'indicateur coût de production et + 7,18 € liés aux indicateurs de marché.

En 2019, le prix réel payé moyen était de 506,13 €/1000 l (avec toutes les primes et les taux). (source : OP Lait bio Seine et Loire)

Aide à la conversion : 50 €/1000 pendant deux ans.

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

Nicolas et Christelle Braux dans la stabulation devant des vaches simmental
Eleveur lâché par Lactalis : « J’étais prêt à arrêter le lait », en Haute-Marne

Fin 2024, Lactalis a décidé de dénoncer le contrat de 290 éleveurs laitiers. Pour Nicolas Braux, aussi naisseur-engraisseur en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">éleveur et sa conseillère d&#039;élevage</em>
« Les taux nous apportent un complément de prix de plus de 30 €/1 000 L de lait », en Meurthe-et-Moselle
Au Gaec des Tissages en Meurthe-et-Moselle, une ration de qualité et une conduite d’élevage rigoureuse permettent aux 125 vaches…
<em class="placeholder"> Vaches laitières au pâturage avec leur éleveur. </em>
Sept facteurs favorisent la déprise laitière en France
La démographie et le prix du lait n'expliquent pas tout dans le phénomène de baisse du nombre d'exploitations laitières et de…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière