Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Compact feeding : "Je ne reviendrai pas en arrière"

Le Gaec du Puits, dans le Maine-et-Loire, converti au compact feeding depuis un an et demi, prépare sa ration en une seule fois, sans laisser une longue phase de trempage.

Alain Piet. « Le simple fait d’ajouter de l’eau dans la ration a boosté la production laitière. » © E. Bignon
Alain Piet. « Le simple fait d’ajouter de l’eau dans la ration a boosté la production laitière. »
© E. Bignon

« Nous avons 60 vaches hautes productrices conduites en robot et nous sommes passés au compact feeding il y a bientôt un an et demi. Je ne vois quasiment que des avantages à cette technique », témoigne Alain Piet, éleveur au Puy Saint Bonnet, dans le Maine-et-Loire. Le Gaec du Puits y recourt aussi pour ses jeunes bovins et là encore, c’est très positif. « Ce n’est pas compliqué à mettre en place », commente l’éleveur. La ration est préparée en commençant par les aliments secs (130 kg de luzerne brins longs, 150 kg de blé et 160 kg de correcteur azoté), puis les éleveurs ajoutent 240 l d’eau du puits. « Nous chargeons ensuite dans la foulée 500 kg brut d’ensilage d’herbe et 2,5 tonnes brutes de maïs ensilage. » En tout, la mélangeuse tourne environ 45 minutes, soit un bon quart d’heure de plus qu’auparavant. En termes de longueur de brins, le maïs ensilage est à 7-8 mm et l’ensilage d’herbe à 30 mm. « Les fourrages pourraient être coupés plus courts, cela permettrait de réduire le temps de brassage dans la mélangeuse pour hacher la fibre", considère Alain.

Un troupeau de hautes productrices particulièrement calme

Visuellement, à l’auge, les concentrés paraissent bien délités. « Ca pose question d’acheter des granulés pour les faire fondre dans l’eau ensuite, s’interroge néanmoins Alain. Recourir directement à de la farine serait peut-être aussi bien… »

Les résultats sont au rendez-vous. Les éleveurs ont produit en moyenne 12 600 kg/VL de février 2019 à février 2020, soit produits 1 000 kg de lait bruts de plus que l’année précédente. L’écart et le même pour le lait à 7%. Sur un an, le TB est de 40,9 et le TP 31,8. La repro n’est pas en reste : l’intervalle vêlage-vêlage est de 383 jours avec un taux de réussite de 47 % en IA1 pour les multipares et 62 % pour les primipares (23 mois d’âge moyen au vêlage).

 

Pour en savoir plus sur cette technique :

"Nos vaches ne trient plus grâce au compact feeding"

"Nous nous sommes lancés dans la compact feeding car nos vaches n'exprimaient pas leur potentiel"

Conseils d'une consultante danoise pour se lancer dans le compact feeding

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Anthony, Christian et Evelyne Ripoche. « Cette technique nous a bluffés. Désormais, à tout moment de la journée, les vaches accèdent exactement à la même composition de ration. » © DR
« Nos vaches ne trient plus grâce au compact feeding »
Le Gaec Ripoche, dans le Maine-et-Loire, ajoute de l’eau à la ration pour obtenir un mélange condensé et homogène. Tel le…
Alain Piet. « Le simple fait d’ajouter de l’eau dans la ration a boosté la production laitière. » © E. Bignon
Compact feeding : "Je ne reviendrai pas en arrière"
Le Gaec du Puits, dans le Maine-et-Loire, converti au compact feeding depuis un an et demi, prépare sa ration en…
Loren Duhameau. « Pour faire ce métier, il faut vraiment être mordu. Il y a des jours où j’ai envie de tout arrêter. Mais tant que j’ai du soutien, ça va. » © J. Pertriaux
« Les femmes ont autant leur place que les hommes ! »
À Caligny dans l’Orne, Loren Duhameau s’est installée en individuel à 25 ans. Une installation précipitée par des circonstances…
Un rail électrifié fixé à al charpente guide la pailleuse. © C. Armager
Bâtiment d’élevage : « La pailleuse suspendue améliore nos conditions de travail »
À la tête d'un troupeau de 85 laitières, les associés du Gaec Amarger, dans le Cantal, ont investi dans une pailleuse suspendue…
Michel Nalet, directeur général relations externes et communication du Groupe Lactalis
Lactalis : "La crise liée au Covid-19 nous fait craindre une baisse de la valorisation du lait à moyen terme"
Michel Nalet, du groupe Lactalis, craint l'effet du gonflement des stocks de poudre, beurre et fromage. Et l'…
L'élevage de 380 vaches de Henning Münster,  380 vaches dans le Schleswig-Holstein. © Élevage Münster
Allemagne : prix du lait à 280 à 300 €/1 000 l dès mai ?
Avril n’est que le début de la crise. En Allemagne, les perspectives de prix du lait à six mois ne sont guère enthousiasmantes.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière