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Cinq races pour des croisements trois voies

Le Gaec de Rublé en Loire Atlantique a réalisé un gros travail sur la génétique pour l’adaptation du troupeau au système pâturant, à la transformation et aujourd’hui à la monotraite.

Benjamin Boileau, avec sa fille Lily. Cent hectares autour de la ferme sont pâturables. © V. Bargain
Benjamin Boileau, avec sa fille Lily. Cent hectares autour de la ferme sont pâturables.
© V. Bargain
Un premier changement en 1993 a été le passage de la Holstein à la Normande, plus adaptée au système pâturant. Puis, après la création de l’atelier de transformation, c’est la Jersiaise qui a été introduite en croisement. « En transformation, nous recherchons des taux élevés, explique Benjamin Boileau, l'un des associé du Gaec de Rublé. La Normande a de bons taux, mais la Jersiaise plus encore. Elle donne aussi des vaches moins lourdes, qui abîment moins les prairies. » L’étape suivante depuis cinq ans est le passage au croisement trois voies. « Les vaches croisées trois voies sont plus fertiles, en meilleure santé et produisent plus de matière utile, un point important pour nous. » Dans un premier temps, les éleveurs ont choisi de croiser les F1 Normande x Jersiaise avec des taureaux rouges norvégiens, race adaptée au pâturage et qui amène fertilité et santé de la mamelle. Les produits sont ensuite recroisés avec un taureau normand.

Enfin, la monotraite a encore fait évoluer la réflexion. « La Jersiaise, qui a un gros réservoir mammaire, est plus adaptée à la monotraite que la Normande, dont certaines vaches ont beaucoup perdu lors du changement. C’est aussi la race la plus efficace dans la conversion des aliments grossiers en matière utile. Actuellement, le TP est de 36,5 et le TB de 46. Toutefois, si le TB est trop élevé, il y a des soucis pour la fabrication des fromages. » Les éleveurs ont donc décidé de réintroduire la Holstein, pour augmenter la production et diluer la matière grasse. Ils ont choisi la Holstein néozélandaise, sélectionnée en système pâturant. Et, en parallèle de la Holstein, ils commencent à introduire la Montbéliarde, bien adaptée à la monotraite et qui permet des TP élevés. Un tiers des vaches et toutes les génisses sont actuellement croisées trois voies.

 

Lire l'article complet sur le Gaec de Rublé : "Nous voulons être autonomes à tous les niveaux"

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