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Avez-vous choisi de grouper les vêlages pour une question de travail ?

Choisir un système en vêlages groupés structure le travail en séquences fortes sur l’année. Si certains éleveurs, notamment en système herbager, apprécient la saisonnalité des tâches avec des vêlages groupés au printemps et/ou en automne, d'autres a contrario préfèrent lisser le travail. Tout dépend de vos objectifs et contraintes. 

<em class="placeholder">vaches au pâturage</em>
Les systèmes herbagers en vêlages groupés au printemps et/ou à l'automne impliquent une organisation rythmée par les tâches saisonnières.
© E. Bignon
 

Simon Gallerand, éleveur en Ille-et-Vilaine

 

 
<em class="placeholder">Simon Gallerand, éleveur laitier</em>
© S. Gallerand

OUI Nous groupons les vêlages au printemps car nous préférons une organisation rythmée par les tâches saisonnières. Le travail est plus concentré sur la  période de mars à juin avec les vêlages, les soins aux veaux, la mise à la repro, la récolte de l’herbe, etc. Mais cela me rend aussi plus efficace au quotidien car je me concentre sur des tâches précises. Je pense qu’avec des vêlages étalés, j’aurais davantage tendance à me disperser. La saisonnalité du travail permet également d’être plus tranquille en hiver. Et j’avoue que j’apprécie de travailler selon le cycle naturel des saisons et des animaux. Économiquement, ce système tient la route. En moyenne sur nos deux premières années d’installation, nous avons produit, avec mon associé, 173 000 litres par an pour un revenu disponible de 33 000 euros par UTH.

Christophe Gendron, éleveur en Ille-et-Vilaine

 

 
<em class="placeholder">Christophe Gendron, éleveur en Ille-et-Vilaine</em>
© C. Gendron

OUI MAIS sur deux saisons. Deux tiers des vaches vêlent à l’automne et le restant au printemps. Ce système permet de tarir une grosse partie du troupeau l’été et de limiter grandement le travail à cette saison. C’est simple, durant cette période, les vaches taries disposent d’une grande parcelle, avec de l’ombre, des bottes de foin dur et de l’eau à disposition. Et à partir du 1er juillet, les vaches en lactation sont traites une seule fois par jour. C’est le top côté travail. En plus, vu l’astreinte limitée, c’est aussi beaucoup plus facile de trouver quelqu’un pour se faire remplacer. J’embauche un salarié deux heures par jour et je pars en vacances chaque année pendant trois semaines entre juin et août.

Cyril Bigot, éleveur en Ille-et-Vilaine

 

 
<em class="placeholder">Cyril Bigot, éleveur laitier</em>
© C. Bigot

NON Je n’ai pas envie de subir des pics de travail avec de grosses périodes de vêlage, exigeant une surveillance accrue et tous les soins à prodiguer. Je préfère étaler les naissances pour lisser le travail sur l’année, d’autant que nous avons un salarié aux 35 heures sans heures supplémentaires. Cela poserait aussi des soucis pour la conduite du troupeau. Sur notre élevage, le nombre de places en bâtiment étant limitant et la salle de traite 2x5 sous-dimensionnée pour nos 85 vaches, grouper les vêlages conduirait à surcharger la stabulation à allonger le temps de traite à certaines périodes.

 

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