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« Avec la hausse des prix des matériaux, notre nouveau bâtiment coûte 20 % plus cher que prévu »

Alexis Losser, un des quatre associés du Gaec Losser, en plaine d’Alsace dans le Bas-Rhin, avec 150 prim’Holstein pour 1,8 million de litres de lait.

Le chantier du nouveau bâtiment pour les vaches taries du Gaec Losser.
Le chantier du nouveau bâtiment pour les vaches taries du Gaec Losser.
© A. Losser

« Dans mon projet d’installation, avec un agrandissement progressif de l’atelier lait, nous avions décidé en 2018 de faire construire un nouveau bâtiment pour les vaches taries et les génisses prêtes à vêler. Il comprend 60 places, dont 40 logettes matelas sur fosse caillebotis et 20 places en box en aire paillée.

Comme nous dépassons le seuil de 150 vaches, il fallait entrer dans la procédure d’enregistrement pour ce projet. Nous avons déposé notre dossier fin 2019. En 2020, nous avons signé un devis. Puis, entre les délais administratifs et le Covid-19, le feu vert de l’administration n’est arrivé qu’en janvier 2021. Mais il fallait encore apporter des compléments d’information, et que les communes où l’on a des terres consultent le dossier. La fosse sous les caillebotis n’a pu être réalisée qu’en février. Et c’est quand le bâtiment a commencé à être monté en mai 2021 que la facture a été arrêtée. On a pris une hausse de 20 % par rapport au devis de 2020. Le constructeur nous a dit que c’est principalement les métaux (+30 %) et le bois (+20 %) qui ont flambé. Mais tout a augmenté : matériel pour l’électricité, béton…

Alexis Losser, un des quatre associés du Gaec Losser, dans le Bas-Rhin
Alexis Losser, un des quatre associés du Gaec Losser, dans le Bas-Rhin © A. Losser

Comme nous avions déjà du retard dans notre projet, nous n’avons pas fait refaire d’autres devis, et encore moins envisagé des modifications pour réduire le coût. Heureusement, nous avions prévu pas mal d’autoconstruction : une partie de la maçonnerie, des murets, les portes et bardages… Et nous avions acheté en 2020, avant la flambée des prix, les tubulaires et les matelas.

Notre bâtiment n’a pris qu’un mois de retard et a été livré en juillet. Par contre, mi-septembre les abreuvoirs en inox et le mixeur pour la fosse n’ont toujours pas été livrés. Et nous attendons encore le robot racleur commandé en 2020, qui était prévu d’arriver en août…

Nous assumerons une hausse de 20 % du coût de notre projet bâtiment, à cause des délais administratifs plus longs que d’habitude. Pour les aides, nous étions déjà au plafond avant la flambée des prix, donc on ne pourra pas obtenir plus. Il faudra donc soit autofinancer le reste du coût, soit reprendre un emprunt. »

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