Aller au contenu principal

Management : Anticiper et organiser le travail

Ce n’est pas forcément évident de s’improviser employeur. Pour Antoine Thibaut, cela exige une bonne communication, de l’anticipation et de la flexibilité.

Marianne, salariée et Antoine Thibault qui l'emploie depuis six ans forment un bon binôme. © E. Bignon
Marianne, salariée et Antoine Thibault qui l'emploie depuis six ans forment un bon binôme.
© E. Bignon

« Au début avec ma salariée, j’étais un peu désorienté en début de journée car il me fallait planifier le travail. Or, ce n’était pas un réflexe, avance Antoine Thibaut, éleveur qui emploie Marianne depuis six ans à Cintray dans l’Eure. Cela nécessite un effort d’anticipation pour réfléchir à comment utiliser le temps disponible à bon escient, comment prioriser les différentes tâches, etc. »

Si leur relation éleveur-salarié marche bien, c’est notamment parce qu’ils ont appris à connaître leur mode de fonctionnement mutuel. « Antoine sait que je n’aime pas avoir quelqu’un sur le dos, ni qu’on me mette la pression », indique Marianne. « Et moi, je sais que si j’ai deux ou trois remarques sur tel ou tel point qui cloche, j’ai de bonnes chances de voir ma prime du mois s’envoler ! », poursuit-elle avec un sourire espiègle. Sa rémunération s’élève à 110 % du Smic, auquel s’ajoute une prime de 100 euros par mois à la qualité. « Je le vois plus comme un malus en cas de relâchement temporaire », considère Antoine qui a également instauré une prime annuelle, fonction de l’EBE (un demi-salaire si l’EBE est compris entre 60 000 et 80 000 €, et un salaire complet au-delà).

« Être producteur laitier tout seul, c’est du sport ! »

En termes de communication, « je n’attends pas si j’ai quelque chose à lui dire, souligne l’éleveur. Et puis, il y a ce dont il faut parler et la façon de se le dire. C’est encore plus vrai avec un salarié car il peut partir du jour au lendemain… »  La flexibilité d’un côté comme de l’autre compte aussi beaucoup. « Pour s’entendre, il n'y a pas de secret, chacun doit mettre de l’eau dans son vin », enchaîne Marianne du tac au tac. L’éleveur insiste enfin sur la nécessité d’anticiper les absences, comme lors du récent congé maternité de Marianne. « Elle m’a prévenu dès son troisième mois de grossesse et j’ai ainsi pu m’organiser. Il m’est déjà arrivé de me retrouver tout seul du jour au lendemain, pendant un mois et demi, à enchaîner 60 à 65 heures par semaine, et là c’est vraiment sportif ! »

Les plus lus

<em class="placeholder">vache couchée dans logette au Gaec de Veline (Meuse)</em>
Quatre leviers pour améliorer la longévité de vos laitères en limitant les réformes subies

Une vache n'est rentable qu'à partir de sa troisième lactation. Pour y parvenir, il est nécessaire de réduire le nombre de…

<em class="placeholder">« Pour bâtir notre système, nous avons beaucoup investi. Cela a été un sacrifice mais la moitié des emprunts s’arrêtent dans trois ans », confient Pascale et Pascal ...</em>
« Nous ne produisons pas plus de lait que ce que notre surface en herbe peut donner », dans les Ardennes

À l’EARL des Quatre Pâquis, dans les Ardennes, Pascal et Pascale Colson misent tout sur l’herbe, que ce soit pour l’…

Mathis Pétron
Mathis Pétron, salarié en élevage laitier dans l'Orne : « J'ai envie de faire des tâches intéressantes, pas juste de nettoyer des logettes »

Mathis Pétron est salarié depuis un an et demi à l'EARL Toutain JM, un élevage laitier de l'Orne. Il apprécie les…

<em class="placeholder">troupeau de vaches laitières à la traite </em>
Une collecte de lait de vache et un prix du lait au sommet en 2025, avant un retournement en 2026

En France, l’année 2025 a été marquée par une collecte et un prix du lait en hausse comparé à 2024. Décembre amorçait un repli…

<em class="placeholder">silo d&#039;ensilage de ray-grass d&#039;italie</em>
Ensilage d'herbe : l’intérêt économique du recours à un conservateur se calcule
Arvalis met en perspective les coûts des conservateurs par rapport aux gains potentiels qu’ils peuvent offrir sur la base des…
<em class="placeholder">Jérémy Moy devant la table d&#039;alimentation de la stabulation</em>
« +104 €/1 000 l de marge brute tout en maîtrisant l’empreinte carbone de l’exploitation laitière », en Loire-Atlantique

Au Gaec Le Pré des chênes en Loire-Atlantique, l’empreinte carbone de l’atelier lait a diminué de 9 % en dix ans.…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière