Aller au contenu principal

[Lait bio] Les Prés rient bio cherchent à recruter de nouveaux éleveurs laitiers

Crise sanitaire oblige, c’est en petit comité que l’Agence Bio a organisé son rendez-vous 2021. La première Matinale Bio a été retransmise en live sur le web. Christophe Audouin, qui pilote la marque de produits laitiers bio Les 2 vaches, y a notamment évoqué les initiatives de l'entreprise pour rendre le métier d’éleveur bio attractif.

© Jihad Alachkar / flickr

« Le développement du bio et de notre activité nous encourage à chercher de nouveaux éleveurs. » C’est ce qu’a expliqué Christophe Audouin, directeur exécutif de l’entreprise Les Prés rient bio, filiale de Danone, qui commercialise la marque Les 2 vaches. Le dirigeant était invité sur le plateau de La Matinale bio, émission live retransmise sur le web, organisée par l’Agence Bio.

Rendre le métier attractif

Le fabricant de produits laitiers bio, qui travaille actuellement avec une cinquantaine d’éleveurs normands, dans la Manche et le Calvados, peine à recruter de nouveaux candidats. « Eleveur, même en bio, n’est pas un métier attractif » constate Christophe Audouin. « La moitié de nos éleveurs vont partir en retraite d'ici 5 à 10 ans » remarque-t-il. Des départs qui risquent de conduire à une perte de prairies pour laisser place à d’autres systèmes agricoles, voire même à des activités autres qu’agricoles.

Pour pérenniser le métier d’éleveur laitier bio, Les Prés rient bio ont imaginé Faire Bien, une démarche d’engagement de l’entreprise envers les éleveurs laitiers bio chez qui le lait est collecté. « On a envie de changer le monde et on le fait avec un yaourt » résume Christophe Audouin pour présenter la démarche. Pour les partenaires, c’est la garantie de « rendre le métier d’éleveur bio attractif avec une juste rémunération » assure le dirigeant, dans le cadre d’une « collaboration équitable ». C’est aussi, pour les producteurs de lait, une offre de 7 jours de remplacement par an pour améliorer leur qualité de vie. Ce système permet aux éleveurs de partir en vacances mais c’est aussi l’occasion « d’échanges, de rencontres, et peut-être demain, de transmission », assure Christophe Audouin.

Une pépinière d'éleveurs laitiers bio formés au lycée agricole de Coutances

Pour la formation, l’entreprise a imaginé un partenariat avec le lycée agricole de Coutances, dans la Manche. C’est la pépinière Faire Bien, d’où sort chaque année une promotion d’une dizaine d’adultes en formation professionnelle. « La barrière sur l’élevage laitier est énorme » témoigne Christophe Audouin. Cela demande un gros travail « d’acclimatation, de sensibilisation ». Il faut faire preuve de pédagogie. Les profils des candidats sont très variés : néo-ruraux, urbains. Cela peut aller de l’ingénieur agronome à des candidats attirés par le monde agricole sans le connaître. « 10 personnes en exploitation laitière, c’est difficile à trouver » reconnaît Christophe Audouin. Les vaches laitières impressionnent et attirent moins que les petits ruminants. « Il faut continuer à travailler pour rendre le métier attractif », admet Christophe Audouin.

 

 

La première Matinale bio, émission live organisée par l’Agence Bio, retransmise sur le web, s’est déroulée le 19 janvier 2021. Le plateau télé était animé par le journaliste Philippe Lefebvre et avait pour thème « Le bio pour surmonter les bouleversements environnementaux et socio-économiques ». De nombreux intervenants ont apporté leur témoignage dont le commissaire européen à l’agriculture, Janusz Wojciechowski, présent via une vidéo. L’occasion de découvrir aussi la toute nouvelle directrice de l’Agence Bio, Laure Verdeau. La prochaine Matinale Bio aura lieu le 12 février et l'émission aura pour thème : « le bio dans les territoires : réalité, dynamisme et solution d'avenir ? ». L'émission du 19 janvier est disponible en replay.

 

Les plus lus

Salarié agricole apportant de l'engrais organique sur une parcelle de vigne en bio.
Rapport sur le cadmium : la Fnab refuse que le bio soit « mis dans le même sac que le conventionnel » et demande un correctif à l’Anses
Dans une lettre adressée le 30 mars à l’Anses, la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) fait part de son « …
portrait de deux hommes
Dans une tribune, la FNH et Biocoop appellent les distributeurs « à prendre leur part pour atteindre 12 % de consommation bio en 2030 »
La Fondation pour la nature et l'homme et la Coopérative Biocoop lancent un appel aux acteurs de la grande distribution pour…
Comment le vrac et le réemploi des emballages s’ancrent dans l’alimentation des Français
Les Marches
Freiné par l’inflation ces dernières années, le vrac alimentaire retrouve progressivement de la place dans les habitudes de…
Avec Pro T10, Frayssinet intègre deux biostimulants sous AMM dans ses fertilisants organiques
Vigne
Nourrir la plante tout en stimulant au passage l’activité microbienne du sol. Tel est le but de la technologie Pro T10 de…
En Champagne : "Cet épisode de gel de la vigne va certainement rentrer dans le top 3 des plus dévastateurs"
Vigne
Les gels du mois de mars et de début avril ont été dévastateurs en Champagne et dans le Chablisien, mais beaucoup moins…
Arboriculture : quatre façons d'entretenir le couvert spontané sur l’interrang 
Fruits et Légumes
En Nouvelle-Aquitaine, Invenio a observé trois pratiques alternatives s’ajoutant au broyage régulier, qui est la pratique de…
Publicité