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Controverses
Election présidentielle 2022 : le programme agricole de Valérie Pécresse

Pascal Coste, président du Conseil départemental de la Corrèze, représentait Valérie Pécresse, le 15 février lors des Controverses de l’agriculture et l’alimentation. Il a répondu aux questions sur le programme agricole de la candidate Les Républicains.

Pascal Coste, président du Conseil départemental de la Corrèze, représentait Valérie Pécresse, le 15 février lors des Controverses de l’agriculture et l’alimentation.

Pour enrayer la chute du nombre d’exploitations agricoles en France (-100 000 en 10 ans), Valérie Pécresse, candidate à l’élection présidentielle pour Les Républicains, propose de replacer la souveraineté alimentaire au cœur d’un projet de société, selon Pascal Coste, président du Conseil départemental de la Corrèze, venu la représenter cette semaine aux Controverses de l’agriculture et de l’alimentation, organisées par le groupe Réussir-Agra. Pour ce faire, la candidate promet entre autres « un choc de simplification normative ».


Choc de simplification normative

« On propose de mettre en place une cellule à l’Elysée composée de quelques fonctionnaires et de citoyens pour passer en revue tout le stock des normes », explique Pascal Coste. Un exemple de norme qui pourrait être revue ? « Pour les nitrates la règle en Europe est de 50 mg/l et 40 mg/l dans des zones vulnérables (limite de pollution dans l’eau, ndlr). La France a imposé 18 mg/l, on a fait des mises aux normes qui mettent un fil à la patte aux agriculteurs, il faudrait revenir à la règle européenne ! », illustre l’ancien responsable professionnel agricole. Il propose encore de réautoriser le diméthoate dont l’interdiction en France a conduit à l’importation massive de cerises de Turquie.

Retrouvez le programme agricole de tous les candidats dans notre dossier : Elections présidentielles 2022 : les programmes agricoles des candidats

Un Français à la DG Agri

Au niveau de l’Europe, « l’enjeu est de produire plus et continuer à produire mieux », poursuit Pascal Coste qui dénonce les conséquences du Green deal et estime que « le boulot d’un chef d’Etat » aurait été de porter une voix forte de la France contre ce projet. « Mettons un Français à la DG VI (direction générale de l’Alimentation à la Commission européenne, ndlr) », lâche le représentant de Valérie Pécresse qui dénonce par exemple les conséquences que le rapport européen de lutte contre le cancer (Beca) pourrait avoir sur la vigne française.
 

Choc de l’innovation

Dans son programme agricole, Valérie Pécresse propose aussi de favoriser la recherche et l’innovation pour s’adapter au changement climatique. « Elle croit beaucoup au choc de l’innovation notamment via l’amélioration variétale et la transgénèse, ou encore les technologies qui permettent d’adapter la dose en fonction des sols », explique Pascal Coste, selon qui les travaux de l’Inrae « devraient être réorientés vers la politique que l’on souhaite, encore plus en lien avec les filières ».

Sur la question de la répartition des marges au sein de la filière alimentaire, « on ne croit pas beaucoup à Egalim mais il faut tenter le coup », commente Pascal Coste. Quant au sujet des préoccupations sociétales concernant l’agriculture et notamment l’élevage, le représentant de Valérie Pécresse déclare : « il faut investir dans des méthaniseurs et la modernisation de l’élevage. Et remettre de l’élevage dans les zones intermédiaires. L’élevage c’est du stockage de carbone ! ». Concernant la réduction des pesticides, son crédo : « pas d’interdiction sans solution ».

 

En vidéo, l'intervention de Pascal Coste en intégralité

 

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