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Les orientations de la future loi d’avenir inquiètent les syndicats agricoles

La Loi d’avenir pour l’agriculture actuellement en préparation qui s’appuierait sur l’agro-écologie et la mise en place des groupements d’intérêt écologique et environnemental (GIEE), a fait l’objet d’un débat organisé par l’APCA le 27 juin. Sans surprise, les syndicats agricoles, invités à s’exprimer, se sont montrés très réservés.

Les « oublis » du projet de loi
Pour l’ensemble des syndicats agricoles présents (FNSEA, CR, JA et Conf’), la loi d’avenir, même si elle est encore en discussion, manque d’ambition et d’objectifs pour l’agriculture française. Guy Vasseur qui préside l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture attend de cette loi des éléments de compétitivité, de simplification administrative et de gestion des risques. La patron de la FNSEA, Xavier Beulin, regrette pour sa part que les premiers éléments de la loi ne tiennent pas compte du contexte international, en référence aux négociations avec le Canada et les états-Unis, « qui pourraient être lourdes de conséquences pour l’agriculture ». Et d’ajouter qu’il faudra « bien raccorder la loi agricole » à la Pac, « qui n’a jamais offert autant de subsidiarité ». Le manque d’éléments sur la gestion des risques (sanitaires, climatiques ou de marché) ou sur les biotechnologies a aussi été dénoncé. De son côté, François Lucas (Coordination rurale) a dénoncé la succession de lois d’orientation ces dernières années, qui transforment « les agriculteurs en girouette ». Enfin, Laurent Pinatel, pour la Confédération paysanne, a relevé l’absence de mesures sur les retraites, le social, les produits fermiers, les circuits courts ou encore les abattoirs.

Les syndicats majoritaires peu enthousiastes sur le durabilité
« Quelle est la ligne de cette loi ? », s’interroge Xavier Beulin. Pour lui « les concepts d’agro-écologie et du ‘‘produire autrement’’ ne sauraient justifier une loi ». Le leader de la FNSEA ne croit pas à la capacité des GIEE à gagner en compétitivité. Jean Valentin, des Jeunes agriculteurs a, quant à lui, taxé les GIEE « d’usines à gaz ».
Le statut de l’agriculteur, certainement modifié par la future loi, a cristallisé le fossé entre les différents modèles agricoles. Si Xavier Beulin a dénoncé le fait qu’il suffise de « posséder quelques hectares et quelques biquettes pour être un ayant droit au régime agricole », Laurent Pinatel de la Confédération paysanne a lui défendu une agriculture plus locale et diversifiée. « Quelles sont les exploitations qui ont le moins besoin d’aides ? Celles de 10 ha ou celles qui touchent 300.000 euros par an ? On voit de plus en plus de paysans boulangers ou des maraichers en vente directe. C’est une réalité. L’agriculture doit être ouverte à tous. On doit profiter de cette dynamique », a-t-il fait valoir.

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