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Taxes douanières de Donald Trump : FranceAgriMer confirme le manque de visibilité sur le prix des céréales

FranceAgriMer a présenté le 16 avril la situation des marchés céréaliers au niveau mondial, européen et français pour le mois en cours au cours d’une conférence de presse où la politique douanière de Donald Trump était au centre des débats.

Illustration d’un port de commerce avec des grues, un navire cargo et un tas de blé symbolisant les exportations céréalières françaises vers l’étranger
FranceAgriMer a présenté un focus sur les échanges commerciaux de céréales entre l'UE et les États-Unis lors de son conseil spécialisé du 16 avril.
© Image générée par IA / ChatGPT – OpenAI

Lors de son conseil spécialisé du 16 avril, FranceAgriMer a présenté un focus sur les échanges commerciaux de céréales entre l’UE et les États-Unis. Julie Garet, cheffe de l'unité Grains et sucre, a rappelé que l’essentiel des importations 2024-2025 de l’UE de céréales états-uniennes concerne avant tout le maïs, avec près de 2 Mt en sept mois, avec pour principale destination l’Espagne.

« Tous pays confondus en UE27, le produit majoritaire sur la campagne 2024-2025, c’est le maïs, de très très loin », commente Julie Garet sur la répartition des importations des céréales en provenance des États-Unis.

Par ailleurs, FranceAgriMer précise que les principaux pays destinataires des céréales états-uniennes sont l’Italie, l’Espagne, le Portugal et les Pays-Bas. Dans le sens inverse, les importations des États-Unis en provenance de l’UE concernent principalement le blé avec l’Allemagne et la Pologne comme principaux pays fournisseurs.

« Le grand enjeu pour l’UE27, ce ne sont pas les échanges directs entre les États-Unis et l’Europe, mais c’est comment le marché va se transformer entre les principaux pays partenaires jusqu’à présent des États-Unis sur les céréales. C’est compliqué d’anticiper les impacts de la politique douanière des États-Unis, car tout est très évolutif et incertain.», commente Julie Garet de FranceAgriMer.

A propos des effets de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis sur les exportations françaises de céréales, Julie Garet commente : « On a eu une semaine un peu folle et on ne peut pas présumer de là où on en sera dans une semaine ou dans un mois. Il y a trop de paramètres différents sur les impacts que va avoir la guerre commerciale. Cela va rebattre les cartes, mais dans quelle mesure et de quelle manière ? ». Pour compléter, Habasse Diagouraga, chargé d'études économiques sur les marchés français des céréales à FranceAgriMer, rappelle que l’Australie est le premier fournisseur de la Chine en orge, une position privilégiée pour profiter des opportunités sur les importations chinoises de céréales.

Lire aussi : Taxes douanières : Donald Trump est-il en train de pousser les acheteurs chinois vers l’orge française ?

FranceAgrimer abaisse les stocks 2024-2025 de blé français de 100 000 t

FranceAgriMer a une nouvelle fois annoncé un recul des exportations françaises de blé vers les pays tiers pour un volume de 100 000 t. Toutefois, ceci est largement compensé par l’export dans l’UE.

 « Vers l’UE, on a une hausse de 145 000 t. On a des exportations assez dynamiques, pour les mois de février, mars et avril, vers l’Espagne, le Portugal et la Belgique », argumente Habasse Diagouraga.

Signalons par ailleurs l’augmentation de la consommation par les fabricants d'aliments pour le bétail (FAB). En effet, le manque de disponibilités en orge sur le marché physique français combiné à une bonne compétitivité du blé stimule la demande de cette céréale chez les FAB. Par conséquent, les stocks de blé français diminuent de 100 000 t, à 2,805 Mt. Pour la fin de campagne, on peut désormais se poser la question de savoir si le bilan peut encore s’alléger avec une reprise de la demande des pays tiers, de la dynamique des exportations au sein de la zone euro et de la consommation des fabricants d’alimentation animale.

La hausse de la demande en orge fourragère se confirme

Suite à la baisse de la demande de la filière brassicole évoquée lors du colloque Arvalis du 3 avril sur les orges de brasserie, FranceAgriMer abaisse de 50 000 t la consommation domestique en malterie

La dynamique se situe davantage sur l’orge fourragère pour laquelle la consommation d’orge chez les FAB progresse de 20 000 t dans le bilan du mois d’avril. FranceAgriMer confirme la progression de la demande en orge fourragère avec un volume à l’export de 50 000 t à destination des pays tiers. Notons, dans le même temps, la baisse des exportations françaises d’orge au sein de l’Union européenne. Au final, les stocks d’orge 2024-2025 diminuent de 41 000 t à 1,287 Mt.

Lire aussi : « La prime brassicole de 50 €/t est actuellement peut-être un peu chère dans le contexte de marché présent », alerte Alexis Garnot

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