À la recherche de nouveaux indicateurs de qualité du lait
Multiplier les indicateurs de qualité du lait de brebis à disposition des techniciens. C’est une des ambitions du projet Dairital, qui contribue au développement de systèmes durables de production laitière dans le sud-ouest de l’Europe.
Multiplier les indicateurs de qualité du lait de brebis à disposition des techniciens. C’est une des ambitions du projet Dairital, qui contribue au développement de systèmes durables de production laitière dans le sud-ouest de l’Europe.
C’est un projet européen de grande ampleur dont une partie, coordonnée par l’Institut de l’élevage, porte sur l’évaluation de la qualité du lait de brebis. Lancé en 2025, le projet Dairital associe la France (Comité national Brebis laitières, Confédération générale de roquefort, Idele), l’Espagne et le Portugal.
Un des objectifs du projet est d’adapter au lait de brebis une technologie déjà déployée en lait de vache : la spectrométrie à moyen infrarouge. « Cette technologie permettra de construire la carte d’identité d’un lait, en détaillant sa composition », explique Fanny Albert, chargée d’études à Idele. Teneurs en calcium, phosphore, acides gras, caséine… les indicateurs ainsi obtenus seront variés, au-delà des classiques taux protéique et butyreux.
Faire le lien entre pratiques et qualité du lait
Le but ? Établir un lien entre pratiques d’élevage et composition du lait, ouvrant la voie à un accompagnement plus fin des éleveurs ovin lait. Ces indicateurs permettront d’évaluer les aptitudes du lait pour la transformation fromagère, intéressant à la fois les éleveurs, les producteurs à la ferme et les fromagers.
Autre particularité du projet : les données seront collectées sur des troupeaux entiers, et non seulement sur les brebis au contrôle laitier. Les expérimentations seront conduites sur des laits très variés, avec une diversité de races, de systèmes d’élevage et de stades de lactation.